Que le silence habite, immense et solennel.

En haut des monts abrupts, pareils а des falaises,

On voyait sur le ciel, rouge ainsi qu'un tison,

La ligne des grands bois de pins et de melezes,

Mordre, comme une scie enorme, l'horizon.

Dilatant tout а coup leurs prunelles sereines,

Les legers faucons blancs reprenaient leur grand vol ;

Les vieux ours galopaient, etonnes, pres des rennes,

Trouant sans bruit la neige amere jusqu'au sol.

Les glacons suspendus а leurs poitrails robustes,