Les ruisseaux congeles, les larmes de cristal

Que pleurent dans l'hiver les branches des arbustes,

S'irisaient aux rayons d'or du feu boreal.

Telle etait cette nuit polaire aux heures rudes.

Quand, soudain, une voix humaine qui troubla

Le repos ecrasant des vastes solitudes,

S'ecria : " Bienheureux l'hote du Valhalla*!

" Moi, je ne verrai point les trois antiques Nornes*

Arroser en chantant le grand frene Iggdrasel*!

Et je ne boirai pas dans les coupes de cornes,