Ne m'en voulez pas pour les observations contre le correcteur, je crois bien que ce n'est pas sa faute -- avec quelle horreur j'ai lu par ex que mon ami le poète Koltzoff a été zu Tode gepudelt. -- J'ai eu entre mes mains la traduction. "Mea culpa!"

Je ne saurai vous dire si je vous enverrai bientôt ma réponse. Je voudrais beaucoup écrire à ce sujet -- non pour la polémique, mais pour démontrer que ce n'est pas l'individualisme négatif (le satan des chrétiens) que je prêche -- mais l'autonomie, l'autocratie de l'individu. Non le repos du dépris -- mais une activité dans une autre sphère sur d'autres bases. Non l'abstention froide et dédaigneuse -- mais un dévouement libre[125]. -- Or. Le cœur est gros, je voudrais beaucoup dire, mais je ne sais pas, je suis distrait, préoccupé. -- Enfin, je crois que je quitterai bientôt Nice, et alors peut-être je vous enverrai quelque chose. En tout cas faites-moi parvenir ce qu'on écrira contre. Au moins l'article de Solger a le mérite d'être plein de verve et d'intelligence; tandis qu'un autre (à propos de Buchner) -- ne partage pas ces avantages, quoiqu'il est excessivement peu poli.

Peut-être j'aurai le plaisir de vous voir vers le mois de mai -- mes plans espagnols finissent par les Alpes à ce qu'il paraît.

Je vous salue fraterne.

Herzen.

Ma mère et la ci-devant Mselle Ern (qui a eu l'avantage d'avoir été damée et porte le nom de Frau Reichel) -- vous saluent.

Перевод

30 марта 1851. Ницца.

Дорогой господин Колачек,

я получил ваше письмо и спешу сообщить, что те 10 экземпляров, о которых я писал, мне уже больше не нужны, и вот почему: несколько русских просили разрешить им напечатать мою рукопись (написанную по-французски) здесь, в Пиэмонте, -- и я согласился с условием, что она не выйдет в свет до опубликования заключительной части в вашем журнале. Появление этого издания, которое будет напечатано в количестве 500 экземпляров и предназначено главным образом для России, позволяет мне не брать экземпляров на немецком языке.