А. Герцен.

176. А. РЕЙХЕЛЮ

21 (9) мая 1852 г. Ницца.

Nice. 21 mai 1852.

Cher Reichel,

Demain part Marie et mes enfants, je les laisse sous votre garde -- c'est la limite de la confiance. Marie et vous -- vous

me remplacerez pendant quelque temps. C'est un bienfait pour moi. Mais vous ne devez pas en souffrir. J'ai parlé avec Marie et j'insiste sur ce point; je veux avoir la permission d'évaluer moi-même les dépenses. Si les enfants restent une année je vous remettrai 5000 frs. -- Vous pouvez disposer de 2500 dès aujourd'hui et cela sera pour les premiers six mois. Ne m'objectez rien, de grâce, vous me chagrinerez profondément.

Je ferai tout mon possible pour revenir à Paris. Alors je prendrai une petite maison près de vous. Dans le cas contraire Marie m'amènera les enfants dans quelques mois. Dites à Bernazky que c'est le temps de pousser ses amis, ses ennemis, à m'aider un peu et demandez Schombourg s'il n'y a pas de possibilité de faire quelque chose par Rotschild.

Je vous envoie une lettre de change à votre ordre sur Rotschild, sur une somme de 5000 frs. J'en ai déjà donné l'avis. Faites vous rembourser le même jour et remettez 1000 frs. à Ernst. -- Gardez les 2500 pour vous et 1500 laissez les en billets chez vous, je les demanderai, moi ou Ernst, une partie ou le tout.

Aimez les enfants.