NOTES
[1] Ce petit ouvrage est tiré de l’histoire de Christophe Colomb, écrite par don Fernando Colomb, son fils. Au temps où Pinelo rédigea sa Bibliothèque en 1738, l’original espagnol n’existait plus; on n’a en Espagne qu’une traduction faite sur l’ouvrage en italien, imprimé à Venise en 1571, d’après lequel nous donnons la nôtre. Le frère Romain Pane, hermite de l’ordre des Hiéronymites, comme il le dit lui-même, écrivit son récit à la demande du grand navigateur; il se compose de vingt-six petits chapitres, comprenant dix-huit feuillets, insérés à la suite du chapitre LXI de l’ouvrage de don Fernando Colomb, au milieu duquel il est intercalé.
[2] Cemini, pluriel en italien, de cemi, cimi ou zemi, appelés ailleurs tuyra, tel est le nom générique des dieux ou génies inférieurs, bons ou mauvais, des aborigènes de Haïti, nom qu’ils appliquaient à un grand nombre d’idoles et d’amulettes, représentant ces génies ou aux reliques de leurs ancêtres. «Les Caciques, ajoute à ce sujet Fernando Colomb, ont trois pierres dans lesquelles eux et leurs peuples ont une grande dévotion. L’une, disent-ils, est favorable aux moissons et aux légumes; l’autre à l’accouchement des femmes et la troisième pour obtenir de l’eau et du soleil au besoin.» Dans les dialectes des Antilles, on prononce aussi ce mot ceme, cheme, chemi (ch guttural comme le j espagnol). En quelques endroits du Yucatan le nom de tzimin était donné à certains fantômes: au temps de la conquête, les Mayas appelaient ainsi le tapir en quelques endroits; ils le donnèrent au cheval. En langue nahuatl tzimitl, tzitzimitl, tzitzimime sont des fantômes ou démons: c’est le nom des étoiles qui tombèrent du ciel, au temps du déluge.
[3] Pierre Martyr d’Anghiera a pu consulter l’ouvrage original de Romain Pane, ainsi que d’autres documents analogues; il écrit ces deux noms Yocauna Gua-Maonocon (gua est un article pronominal dans la langue antique de Haïti). Ce dieu est le premier moteur tout-puissant, éternel et invisible (Sumario delle Indie Occidentali, etc. Col. de Ramusio, tom. III, fol. 34, V. Venise, 1606). On peut consulter, pour l’étymologie de ces noms, le petit vocabulaire haïtien placé à la suite de celui de la langue maya à la fin de ce volume.
[4] Cette mère, dans Pedro Martyr, reçoit les noms suivants: Attabeira, Mamona, Gua-Carapita, Iiella, Guimazoa; Humboldt dit que les noms sont très-estropiés dans l’édition italienne de la vie de Colomb par son fils. Dans l’île de Cuba, au lieu d’Atabei on disait Atabex, dont la racine at signifie un, unique, premier. Ceux-ci et quelques autres dieux supérieurs n’avaient point d’images.
[5] Pierre Martyr appelle le premier Caunana, le second Canta est écrit ailleurs Cauta; le troisième nom est écrit par l’auteur cité Caxi Baxagua, qui me paraît devoir être la véritable orthographe; le x étant pour ch, que le ci et gi représentent en italien. On lit aussi Amaiauna pour Amaiauua.
[6] Dans l’autre texte déjà cité Machockael.
[7] Suivant l’auteur cité, ces hommes avaient un vif désir de voir le monde; ils sortirent donc de nuit, mais n’ayant pu rentrer à temps, ils furent surpris par le soleil qui les changea en arbres iobi (ou hobi), c’est-à-dire en arbres analogues aux myrabolaniers. C’est le xocotl ou jocote du Mexique.
[8] Pierre Martyr l’appelle Vaguoniona, ajoutant qu’il avait un grand nombre d’enfants; l’un d’eux étant le Giadrauaua fut changé en rossignol.
[9] Giahuba-Bagiael, fils de Giahubabagi, autre orthographe peut-être de Guagugiona.
[10] Matinino est l’île appelée aujourd’hui la Martinique.
[11] Suivant Pierre Martyr, ces enfants criaient toa, toa, c’est-à-dire maman, maman, et ils furent, ainsi que leurs mères, changés en grenouilles par le soleil. Un auteur dit que tona était l’opossum ou sarigue.
[12] Aïti, c’est-à-dire (terre) âpre ou montagneuse. Bouhi paraît signifier bien habité.
[13] C’est le même qui est écrit plus haut Gua-Gugiona.
[14] Ana-Cacugia, c’est-à-dire fleur de cacao.
[15] Ainsi, Guahagiona prend la syphilis au milieu de la mer avec une femme de la grotte de Cacibagia; il est étrange de voir cette maladie paraître ainsi dans les histoires religieuses des peuples américains. Dans la légende sacrée de Teotihuacan, Nanahuatl, le Syphilitique, se jette dans les flammes et devient le soleil.
[16] L’endroit où l’on mène Guahagiona pour le guérir est un endroit retiré, et aussi un lieu sacré d’après l’étymologie du mot Gua-Nara.
[17] Guabonito, c’est-à-dire Goïave d’homme, suivant un interprète.
[18] Biberoci paraîtrait devoir s’interpréter Roi de l’amour de la seconde vie.
[19] Il y a ici probablement une erreur, Gualonito, tandis que plus haut il y a Guabonito.
[20] Le guanin était un bijou travaillé avec beaucoup d’art et en toutes sortes de figures. (Herrera, Hist. gen. de las Indias Occid., decad. I, chap. 3.) Le guanin était composé d’un amalgame de 18 parties d’or, 6 d’argent et 8 de cuivre. Ciba est la pierre.
[21] Ceci semble dire que l’usage de ces bijoux d’or devait son origine à Guabonito, à Albeborael, à Guahagiona et au père d’Albeborael, c’est-à-dire Albe-Bora, nom qui peut donner lieu à bien des conjectures, car il rappelle les nations primitives du nord, telles que les Hyper-Boréens, etc.
[22] Un commentateur de Romain croit trouver ici le commencement d’une dynastie antique, habile à travailler l’or et la pierre dure, et qui serait venue d’outre-mer; cette dynastie, les Hi-Auna ou Hi-Ona se rattacherait, suivant lui, aux anciennes tribus pélasges Aones ou Ioniens. La racine de ce nom, ion, on, ona, se trouve fréquemment, comme le peut voir le lecteur, dans les noms antiques de Haïti.
[23] Au lieu d’aigles, Pierre Martyr nous parle de fourmis qui descendaient le long des branches, ce qui a donné lieu à un grand nombre d’auteurs de cette époque de comparer cette fable à celle des Myrmidons.
[24] Ces êtres qui n’ont pas de sexe d’abord, sont cependant représentés ensuite par un pronom féminin, elles dans le texte italien; mais il se pourrait qu’il s’appliquât aux aigles, aguile.
[25] Caracaracol est un pluriel de caracol, formé par la répétition du mot, très-fréquent dans les langues anciennes de l’Amérique. Caracol est le nom générique du coquillage marin, et en particulier du crabe. Son étymologie haïtienne prête à de nombreuses interprétations: il signifie mot à mot, sorti d’un lieu sacré; dans le quiché, il signifierait, issu ou sorti d’un poisson. La coquille était au Mexique un symbole de la lune et en même temps de la génération: «De même que l’animal sort de sa coquille, ainsi que l’homme sort du ventre de sa mère,» dit un passage du MS. mexicain Letellier, de la Bibliothèque impériale. On peut remarquer encore, à cet égard, qu’en un grand nombre de ces provinces des îles et de terre ferme, où les hommes allaient nus, ils se cachaient le membre viril dans un grand coquillage, attaché par devant à une ceinture. Dans ce mot curieux on trouve le nom des Caras ou Cares, qui est répandu d’un bout à l’autre de l’Amérique, de la Floride au fond de la Bolivie, et d’où les Caraïbes ou Caribes paraissent avoir pris le leur. Ici, le Caracol paraît être l’aborigène de Haïti, ou du moins une race antérieure à ceux du Guanio ou Hiona, qu’elle sert comme esclave. Cette race est entachée d’une maladie analogue à la gale, la syphilis apparemment; car c’est en voguant en compagnie d’une femme du même pays, que Guahagiana a pris cette maladie. Voir au chapitre V.
[26] Cet oiseau inriri, appelé pico par les Espagnols, est le Picus imbrifœtus d’Hernandez. (Nieremberg, Hist. nat., lib. X, cap. 49.)
[27] Giaia est écrit Iaia dans l’abrégé de Ramusio. Ce Giaia était un homme puissant, dit le même abrégé.
[28] Malgré l’incohérence de toutes ces fables, on voit ici une connexion évidente entre l’histoire de ces poissons et celle des Caracols, rapportée plus haut. Ce chapitre et le suivant auraient dû précéder le VIIᵉ.
[29] Agiael, erreur du copiste, apparemment pour Giaiael.
[30] Dimivan-Caracaracol, sont deux noms extrêmement remarquables, d’autant plus qu’ils sont liés à d’autres noms, non moins curieux, qui vont suivre, et à des événements tout aussi intéressants. Déjà on a pu voir l’identité de Caras avec les Caras ou Cariens de l’Asie Mineure; ici se joint à ce nom celui de Dimivan, qui rappelle les Demavends, cette race antédiluvienne de la Perse. Ici encore Dimivan-Caracaracol avec les frères joue un rôle remarquable dans les événements qui causent, non le déluge, mais le cataclysme qui bouleverse l’Amérique et séparent les îles du continent.
[31] La version de Pierre Martyr, dans Ramusio, est beaucoup plus complète: «Du commencement de la mer, écrit celui-ci, ils disent qu’il y avait un homme puissant appelé Iaia: celui-ci ayant tué un fils unique qu’il avait, voulant l’ensevelir, et ne sachant où le mettre, l’enferma dans une grande calebasse, qu’il plaça ensuite au pied d’une montagne très-élevée, située à peu de distance du lieu qu’il habitait: or, il y allait la voir souvent par l’amour qu’il éprouvait pour son fils. Un jour, entre autres, l’ayant ouverte, il en sortit des baleines et d’autres poissons fort grands, de quoi Iaia, rempli d’épouvante, étant retourné chez lui, raconta à ses voisins tout ce qui lui était arrivé, disant que cette calebasse était remplie d’eau et de poissons à l’infini. Cette nouvelle s’étant divulguée, quatre frères qui étaient nés à la fois d’une seule couche, désireux de poissons, s’en allèrent où était la calebasse; comme ils l’avaient prise en mains pour l’ouvrir, Iaia étant survenu, et eux l’ayant aperçu, dans la crainte qu’ils eurent de lui, ils jetèrent par terre la calebasse; celle-ci s’étant brisée à cause du grand poids qu’elle renfermait, la mer sortit par ses ruptures, et toute la plaine qu’on voyait s’étendre au loin, sans fin ni terme d’aucun côté, s’étant couverte d’eau, fut submergée; les montagnes seulement restèrent, à cause de leur élévation, abritées de cette immense inondation, et ainsi ils croient que ces montagnes sont les îles et les autres parties de la terre qui se voient dans le monde.»
[32] Le nom de Con-El, fils de Con, qui suit les autres, n’est pas moins remarquable. Con ou Chon au Pérou, ce dieu sans chair et sans os, créateur des hommes qu’il détruit ensuite, pour leur donner plus tard une nouvelle existence, adoré au Mexique sous le nom de Co, Con, Comitl, comme un des symboles de la génération, rappelle d’une manière frappante le Kon, Chon ou Xons des théogonies antiques de l’Égypte et de la Phénicie, avec qui il est si complétement identique. Le Con-El de Haïti était muet; celui du Pérou sans chair ni os.
[33] Le cassabi ou pain de manioc, fait de la farine de la Yuca dont on extrait auparavant le suc, à cause de ses propriétés vénéneuses.
[34] Ce nom paraît être le même que le précédent Aiacauo.
[35] Ceci paraît être un sac où ils mettaient la cagioba ou coxoba, c’est-à-dire le tabac en poudre auquel il est fait souvent allusion dans ce petit ouvrage.
[36] Le sens ici est peu intelligible, à cause des mots intraduisibles qu’il y a dans le texte.
[37] Ici Baiamanicoel se trouve probablement pour Bassamanaco qui est plus haut.
[38] On sait que la tortue est souvent dans les fables anciennes un symbole de la terre sortie des flots.
[39] Ce cacique est appelé Machinnech dans l’abrégé de Pierre Martyr, dans Ramusio et la grotte Iovana-Boina.
[40] Suivant l’auteur précité le premier cimi s’appelait Binthaitel et le second Marohu.
[41] Soraia, pays du soleil couchant.
[42] Etymologiquement Coaibai est plutôt la demeure des ancêtres.
[43] L’auteur ou le traducteur doit se tromper ici; il dit d’abord que le goeiz est l’esprit du vivant; puis il le donne comme l’esprit du mort; il y a très-probablement goeiz pour opia.
[44] Dans Ramusio, le nom de maguey est donné à cette classe de tambours qui est le teponaztli des Mexicains et le tunkul du Yucatan. Cette traduction italienne est remplie d’incorrections. Il est bien évident qu’une ligne du texte original a été omise ici par mégarde; car ce tambour oblong deviendrait à la fin semblable à une calebasse, forme qui doit être appliquée au bâton avec lequel on le frappait. J’ai placé entre parenthèses les mots qui me paraissent y manquer.
[45] Bohu-itihu, mot à mot anciens hommes, on les appelle indifféremment aussi bohuti, boitii, bohique, et dans Pierre Martyr boition. Ces bohu-ilihus ou médecins formaient une caste puissante, mais bien dégénérée à l’époque de la découverte de l’Amérique; ils étaient les restes d’un sacerdoce antique qui avait établi primitivement dans les Antilles les trois classes, telles que les présentent les traditions du Livre sacré des Quichés; c’est-à-dire celle des Bohu-itihu ou prêtres, celle des Taino ou nobles, enfin celle des Anaboria, vassaux ou serviteurs. Malgré leur dégradation, on trouvait encore dans ce qui s’était conservé des institutions sociales dans ces îles, les débris d’une civilisation qui présentait des analogies remarquables avec celle du Yucatan, et d’autres régions du continent américain.
[46] Cohoba, ailleurs écrit cogioba, est le tabac en poudre dont il a été déjà question.
[47] On dirait qu’il y a constamment des mots oubliés; ici il est question d’un chant dont on aurait parlé, sans qu’il en ait été fait mention auparavant.
[48] Ne serait-ce pas là une sorte de magnétisme animal?
[49] Le texte italien dit: Come chi soffia una pala; peut-être est-ce pour soffiare de una paglia, souffler d’un fétu de paille.
[50] Il y a dans le texte Cimiche, prononcé tzimique; autre variante de zemi.
[51] Ici paraît sous tout son jour l’antagonisme qui existait dans les îles entre la noblesse et le Sacerdoce.
[52] Bugia, Aiba et Baidrama paraissent être trois noms du même cemi, et le peu qu’en rapporte l’auteur donnerait à penser qu’il s’agit ici d’une sorte de divinité de la guerre et du mal.
[53] Corocote était, suivant l’abrégé de Ramusio, un cemi fait de coton, et tous les enfants qui naissaient avec quelque signe particulier sur la tête ou le col, passaient pour avoir été engendrés par lui.
[54] Dans Pierre Martyr il est appelé Epileguanita.
[55] Gua-Bancex, Gua-Tauva et Coatrischie (Gua-Trixquié?) sont évidemment les trois personnes de la trinité que le Livre sacré des Quichés nous présente dans Hurakan (l’ouragan) et qui président aux nuages, à la foudre et à la tempête.
[56] Ce qui suit dans l’opuscule du frère Romain n’a plus aucun rapport avec les choses précédentes, c’est l’histoire de la conversion de quelques caciques, mêlée de miracles légendaires et sans le moindre intérêt dans la matière que nous traitons ici.
ESQUISSE D’UNE GRAMMAIRE
DE
LA LANGUE MAYA
D’APRÈS CELLES
DE BELTRAN ET DE RUZ.
A l’époque de la découverte du continent américain, le maya était la langue unique de toute la péninsule yucatèque et d’une partie des régions voisines, comprises actuellement sous le nom de Peten et de Lacandon, ainsi que des cantons fertiles arrosés par les nombreuses embouchures de l’Uzumacinta et du Tabasco. A cette langue se rattachaient différents dialectes: d’un côté, c’étaient le mopan, le peten et le chol, qui paraissent s’en être éloignés beaucoup, depuis lors; de l’autre, le tzendal, le zotzil et le mam, alliés également de fort près autrefois, mais qui s’annoncent plutôt comme un trait d’union entre les trois autres et le groupe quiché-guatémalien. Au rapport de Landa, l’Adelantado Montejo fut un des premiers qui eût travaillé à acquérir quelque connaissance de la langue des Mayas, afin, dit-il, de pouvoir converser avec eux. Les Franciscains, à qui était échue l’œuvre de la conversion du Yucatan, ne tardèrent pas à suivre son exemple, et celui qui s’appliqua tout d’abord à enseigner leurs enfants fut le Français Jacques de Testera, frère d’un chambellan de François Iᵉʳ, que les Espagnols chassèrent du Yucatan, à cause du zèle avec lequel il défendait les indigènes de leurs excès.
A la suite de la seconde expédition de Montejo, d’autres franciscains furent envoyés à Campêche et à Merida, où ils travaillèrent avec ardeur à se rendre maîtres des premiers éléments de la langue. Celui qui obtint le plus de succès fut le Père Luis de Villalpando, qui commença à l’apprendre d’abord, ajoute ici Landa, par signes et à l’aide de petites pierres, à la manière de ceux dont parle Torquemada[1]. La grammaire qu’il composa sur le plan des grammaires latines de son temps, augmentée et perfectionnée par Landa, aurait été publiée au rapport de Pinelo; mais, si elle existe, les exemplaires en sont aujourd’hui perdus. Quoi qu’il en soit, cet ouvrage servit de base à plusieurs autres du même genre: telles furent les grammaires du Père Julian de Quartes, de Juan Coronel, de Juan de Azevedo, de Francisco Gabriel de San-Bonaventura et de Pedro Beltran de Santa-Rosa-Maria[2]; mais, à l’exception des ouvrages de ces deux derniers, on ne connaît rien aujourd’hui d’imprimé à ce sujet jusqu’à la grammaire publiée par le Père Joaquin Ruz, en 1844[3].
Le Père Pedro Beltran, parlant de la langue maya, dit, dans la préface, qu’elle est «gracieuse dans la diction, élégante dans les périodes et concise dans le style; capable d’exprimer souvent, dans un petit nombre de mots et de syllabes, le sens de plusieurs phrases. Si le disciple, ajoute-t-il, surmonte une fois la difficulté que présente au premier abord la prononciation de quelques consonnes extrêmement gutturales, il n’éprouvera guère d’embarras ensuite, pour se mettre au courant de la langue.»