CALLIMAQUE.

[Note 33], Page 159.

L’aventure romanesque et touchante qui fait le sujet de Callimaque, est racontée dans le Ve livre d’un ouvrage dont Fabricius a publié une rédaction latine parmi les apocryphes du Nouveau Testament (Codices apocryph. Nov. Test., t. II, p. 542); je veux parler de l’histoire apostolique d’Abdias, premier évêque de Babylone, ou d’un pseudo-Abdias, traduite en latin par Jules Africain.

[Note 34], Page 165.

La docte religieuse prête ici au jeune amoureux et à ses amis le jargon même de l’école. Ce langage sophistiqué qui nous semble si pédantesque, devait être du meilleur air et un signe d’élégance et de bon ton, à cette époque où régnait la scolastique.

[Note 35], Page 169.

La citation de Virgile qui termine l’entretien de ces étudiants est bien dans le goût et dans les habitudes des personnages.

[Note 36], Page 169.

Il est impossible de ne pas reconnaître dans la scène d’amour qu’on va lire, et surtout dans les faux-fuyants pudiques qu’emploie Drusiana, pour cacher d’assez tendres sentiments sous la colère, les premiers essais tentés dans un genre qui défraie presque uniquement la littérature moderne, et dont on trouverait difficilement des exemples dans l’antiquité, même en les demandant aux poëtes élégiaques.

[Note 37], Page 179.

Quoique les unités soient moins complétement violées dans Callimaque que dans les autres pièces de Hrotsvitha, et que l’action ne sorte pas de l’enceinte de la ville d’Édesse, il n’y a guère de scène, cependant, qui n’amène un changement de lieu.

[Note 38], Page 183.

Cette apostrophe aux spectateurs, que Celtes a fait disparaître par une correction malheureuse, est une preuve nouvelle et décisive qui témoigne de la représentation de ces drames.

[Note 39], Page 185.

Voilà un jeu de scène qui ne peut que donner une idée fort avantageuse de l’habileté du machiniste de Gandersheim.

[Note 40], Page 191.

Je ne puis laisser passer sans remarque ce nouveau compliment adressé par l’auteur aux talents du machiniste.

[Note 41], Page 203.

Ce sont presque les belles paroles du duc de Guise au siége de Rouen, si heureusement transportées par Voltaire dans le dénoûment d’Alzire:

Des dieux que nous servons connais la différence:
Les tiens t’ont commandé le meurtre et la vengeance;
Et le mien, quand ton bras vient de m’assassiner,
M’ordonne de te plaindre et de te pardonner.

[Note 42], Page 205.

Il échappe ici à la docte théologienne une sorte de contradiction dans les termes; mais le texte est douteux, et il faut peut-être lire, comme j’ai fait plus loin, pages [368] et [446].

[Note 43], Page 211.

Cette invitation à passer le reste de la journée dans la joie m’avait porté à penser que ce drame avait été fait et représenté à l’occasion d’une réjouissance séculière, peut-être pour célébrer le mariage de quelque noble protecteur de l’abbaye. Mais on trouve absolument la même conclusion dans la légende. En apprenant que Fortunatus a succombé aux morsures du serpent, saint Jean s’écrie: «Habes filium tuum, diabole!» et le narrateur ajoute: «Illam diem cum fratribus lætam exegit (Abdias, Histor. apostol. lib. V, inter Fabricii Codic. apocryph. Nov. Testam., t. I, p. 557).»