— Ce qu’il faisait ? Il nourrissait les gosses au biberon, parbleu, fiche-lui donc la paix ! — intervint Chpynev, un ancien.
Romachov jeta en passant un coup d’œil sur le visage gris et chétif de Khliebnikov, et, de nouveau, un sentiment de gêne lui serra le cœur.
— Aux faisceaux ! cria Sliva du milieu du terrain d’exercices. Messieurs les officiers, à vos pelotons !
Les baïonnettes s’accrochant les unes aux autres grincèrent. Les soldats, réparant en hâte le désordre de leur tenue, reprirent position.
— A droite… alignement ! commanda Sliva. Fixe !
Puis, se rapprochant de la compagnie, il cria :
— Maniement d’armes en décomposant, on comptera à haute voix… Présentez… armes !
— Un ! braillèrent les soldats — et ils portèrent vivement leurs fusils en avant.
Sliva passa lentement devant le front, en faisant de brusques observations : « La crosse plus en avant ! » « la baïonnette droite ! » « la crosse plus près du corps ! »
Ensuite il se reporta en avant de la compagnie et commanda :