— S’il plaît à Dieu !… Tu as été à la maison, — me dit-elle enfin, — quoi de nouveau ? Ma chambre est-elle toujours pareille ?

Devant l’angoisse de ses regards, je compris qu’elle songeait au vieil instrument, cause initiale de son malheur.

Et je n’osai point lui révéler que le piano cassé trônait maintenant chez Lella Salouh’a !…

VI
FATHMA LA DÉLAISSÉE

— Je vais t’apprendre une chose étonnante : Fathma se remarie, — me dit Habiba.

— Fathma ? Quelle Fathma ? Il y en a mille.

— Fathma bent Tahar, ma sœur.

— Pas possible !

— Sur la tête de Sidi, je ne mens pas. Interroge mon père.

Baba Tahar me confirme la nouvelle :