— Par mon Maître ! la parole d’Habiba est solide. Fathma désire un mari ; du reste il n’est pas bon qu’une femme reste seule.
— Mais comment a-t-elle fait pour en trouver un ? Est-ce toi qui t’en es occupé ?
— Non, Lella, je ne suis pas mêlé à cette affaire. Fathma s’est adressée à la vieille Khdija qui s’occupe de ces choses-là.
— Et qui lui a-t-elle déniché ?
— Un palefrenier, Mohamed ben Sadok, qui n’est pas bien riche et veut prendre femme. Il l’a payée trente francs.
— C’est peu.
— Une répudiée comme Fathma ne vaut pas davantage.
— Connais-tu le fiancé ? Est-il jeune ou vieux ?
— Vingt-trois ou vingt-quatre ans.
— Mais ta fille en a le double ! Elle est folle !