Elle fait voir, sous les transsepts nord et sud, les cryptes ou chapelles basses, qui n’ont pas été creusées dans le roc comme on l’a dit, mais qui ont été ménagées et bâties dans l’espace existant entre la déclivité de la montagne et le plateau construit par Hildebert.
Les substructions romanes de l’est ont disparu et ont été recouvertes
Fig. 146.—Coupe transversale du Mont-Saint-Michel (du nord au sud).
par celles du quinzième siècle, lors de la reconstruction du chœur agrandi. Il ne nous est rien resté des dispositions du chœur primitif; mais il est permis de supposer que son plan devait être, avec des dimensions moindres, le même que celui de l’église abbatiale de Cerisy-la-Forêt (Manche), bâtie, comme l’église du Mont-Saint-Michel, au commencement du onzième siècle, par l’arrière-petit-fils de Rollon, Richard II, duc de Normandie.
La figure 147 donne le plan de l’église après son achèvement, en 1135, et des bâtiments abbatiaux à la même époque.
Les lignes ponctuées indiquent:
Au nord, l’emplacement du cloître et du réfectoire du treizième siècle (Merveille);
A l’est, la silhouette du chœur reconstruit au quinzième siècle;
Et à l’ouest, les constructions faites par Robert de Torigni, de 1154 à 1186.