L’église, commencée en 1020, fut achevée vers 1135 par Bernard du Bec, treizième abbé du Mont, de 1131 à 1149.
Ce vaste édifice, élevé sur le plateau artificiel construit par Hildebert
Fig. 147.—Plan de l’église et des bâtiments abbatiaux, en 1145.
A. Nef de l’église.—A’. Parvis en avant du portail roman.—B. Clocher central.—C. Transsept nord.—D. Transsept sud.—E. Chœur.—F. Anciens bâtiments abbatiaux du onzième siècle, dont il reste la partie F’.—G. Constructions de Roger II, joignant le collatéral nord (galeries de l’Aquilon, du promenoir et de l’ancien dortoir, ce dernier détruit à la fin du dix-huitième siècle).—G’. Constructions de Roger II (à l’est des bâtiments abbatiaux du onzième siècle), devenues les annexes sud de la Merveille depuis le treizième siècle.—H. Escalier descendant au charnier, ou cimetière des religieux.
avait alors la forme d’une croix latine, figurée par la nef composée de sept travées, par les deux transsepts, et enfin par le chœur. Il subsiste de l’église romane: quatre travées de la nef; les piliers triomphaux qui supportaient le clocher roman, ou du moins celui que Bernard du Bec éleva dans les premières années du douzième siècle; les deux transsepts; les deux chapelles semi-circulaires pratiquées dans les faces est des transsepts, et enfin les amorces du chœur ruiné en 1421.
III
NEF
a nef de l’église se composait de sept travées, dont les trois premières ont été détruites en 1776. (Voir fig. 148, le plan et la légende explicative.)
Après sa mutilation, la nef fut fermée, vers 1780, par une façade construite selon la mode de ce temps, mais dont l’architecture hybride fait d’autant plus regretter la suppression de la nef et du portail anciens.