Fig. 47.—Épitaphe de Robert de Torigni.—Face.

Fig. 48.—Épitaphe de Robert de Torigni.—Revers.

l’influence du mont Tombe, et aussi à l’institution de l’ordre de Saint-Michel en Portugal, sous le règne d’Alphonse Henriquez. Cet ordre fondé en 1167, avait pour but de combattre l’erreur et de défendre la foi; les membres devaient en outre réciter chaque jour les mêmes prières que les convers de Cîteaux, donner l’exemple de la douceur et de l’humilité,

Fig. 49.—Crosse de Robert de Torigni.

Fig. 50.—Crosse de dom Martin.

réprimer les superbes et protéger les faibles. Cette institution, si noble dans sa fin, était née sur un champ de bataille, à Santarem, où Alphonse Henriquez, à la tête d’une poignée de braves, tailla en pièces l’armée formidable d’Albrac, roi musulman de Séville, et reprit l’étendard du royaume que l’ennemi lui avait enlevé au plus fort du combat.

Robert et ses moines, en se livrant à l’étude avec ardeur, avaient honoré celui qu’ils appelaient leur maître et dont ils se disaient les disciples; leur maison était devenue «la cité des livres,» et leur école «un phare lumineux» qui jetait un vif éclat au milieu de la société féodale. A mesure que l’Église ouvrit de nouveaux asiles aux sciences et aux lettres, et posa les fondements de ces mille universités libres qui se disputèrent l’honneur de répandre en tous lieux le bienfait de l’éducation,