Ḫuang Č'ao. Le texte arabe de Abû Zayd, comme les Prairies d'or de Masʿûdî, ont une leçon fautive qui a été rectifiée d'après les informations chinoises sur ce rebelle.
Ḫušnâmî (Al-), p. 35. Litt. «[la montagne] au bon nom», au nom de bon augure. C'est le persan ḫoš «bon», nâmeh «nom». Cf. mes Relations de voyages, t. I, pp. 2, 37; t. II, p. 674.
Inde (amis des rois de l'), p. 114. Cf. l'anecdote rapportée à ce sujet dans le Livre des Merveilles de l'Inde, pp. 115-118.
Jâwaga. Ce toponyme est généralement transcrit Zâbej qui est la lecture usuelle de la graphie arabe. En fait, Zâbej est un barbarisme, car le jîm arabe final est ici en fonction de gutturale sonore. Ainsi que l'avait montré déjà H. Kern, Zâbej, plus exactement Zâbag, doit être restitué en Jâwaga ou Jâvaga, comme l'indiquent les leçons indiennes et chinoises de ce nom géographique.
Ḳaba, p. 72. Sorte de manteau. Cf. Dozy, Dictionnaire détaillé des noms des vêtements chez les Arabes, Amsterdam, 1845, in-8º, pp. 352-362.
Ḳalanswa, p. 46. Sorte de bonnet qu'on porte sous le turban. Cf. Dozy, Dictionnaire détaillé des noms des vêtements chez les Arabes, Amsterdam, 1845, in-8º, pp. 365-371.
Lakšî mâmkûn. Voir Dîfû.
Langabalûs (île de—ou îles Nicobar), pp. 18, 33-35, 40, 41. Les textes chinois et d'autres textes orientaux désignent cet archipel sous le nom de Pays ou Ile des Hommes nus ou des Gens nus. La plus ancienne description de cet archipel est celle de Yi-tsing qui y fit escale en 672. «En allant vers le nord, rapporte le pèlerin chinois, à partir de Kie-č'a [= Kedah de la côte occidentale de la péninsule malaise], on arrive au bout de dix jours au Pays des Hommes nus. Si l'on se tourne vers l'est pour regarder le rivage escarpé, on ne voit, sur une étendue d'un ou deux li, que des cocotiers et des forêts d'aréquiers; cette végétation luxuriante est bien faite pour plaire. Dès que les indigènes voient venir un bateau, ils montent à l'envi sur de petites embarcations qui arrivent au nombre de plus de cent; ils apportent des noix de cocos, des bananes et des objets en rotin ou en bambou; ils viennent demander à faire des échanges; ce qu'ils désirent, c'est uniquement du fer. Pour un morceau de fer grand comme deux doigts, on reçoit de cinq à dix noix de coco. Les hommes sont tous entièrement nus; les femmes cachent leur sexe avec des feuilles. Si les marchands leur offrent, par plaisanterie, leurs vêtements, ils font aussitôt signe de la main qu'ils ne s'en servent pas... Ce pays ne produit pas de fer; l'or et l'argent aussi y sont rares. Les indigènes se nourrissent uniquement de cocos et de racines d'ignames. On n'y trouve pas beaucoup de riz ni de céréales. Aussi le lou-a [transcription chinoise de lôha, le nom du fer en sanskrit], est, à leurs yeux, ce qu'il y a de plus précieux et de plus cher. Ces hommes ne sont pas de couleur noire; leur taille est moyenne; ils excellent à fabriquer des caisses en rotin tressé; aucun autre pays ne peut les égaler. Si on refuse de faire des échanges avec eux, ils lancent aussitôt des flèches empoisonnées; celui qui en est atteint ne peut plus s'en remettre (Yi-tsing, Les religieux éminents qui allèrent chercher la Loi dans les pays d'Occident, trad. Ed. Chavannes, Paris, 1894, in-8º, pp. 120-121)». Cf. également mes Relations de voyages, à l'index du t. II sous: Langabâlûs, Nâgabârâ, Nicobar, Lâkawâram, Nakkavaram, Ile des gens nus.
Monnaies. Pour les monnaies, poids et mesures, je renvoie, une fois pour toutes, aux Matériaux pour servir à l'histoire de la numismatique et de la météorologie musulmane de H. Sauvaire, dans Journal Asiatique, VIIe série, t. XIV, 1879 et suivants.
Liḥû. Voir Dîfû.