Tant erra Geuffroy qu’il vint au chasteau, et tantost descendist et monta en la salle, et trouva le conte, qui estoit entre ses barons, et adonc il luy escria haultement : A mort, triste ! car par vous avons-nous perdue nostre mère. Adoncques traist l’espée et alla vers le conte, et le conte, qui congnoissoit bien sa fierté, advisa l’uys de la maistresse tour et s’en courut celle part, et Geuffroy aprez ; et tant le chassa d’estage en estage, qu’il vint tout au dernier, prez du toit, et voyant qu’il ne povoit ailleurs fouyr, monta sur une fenestre qui sailloit sur le toit, et par icelle cuida saillir en une petite guerite pour eschapper la fureur de Geuffroy et soy saulver. Mais le piet lui faillist, et tomba tout en bas, tout desrompu et tout mort, avant qu’il vint contreval. Adoncques Geuffroy le regarda d’amont et le vit moult hideusement arrée, mais il n’en eut oncques pitié, mais dist : Faulx triste, par ta faulce jenglerie ay ma mère perdue, or l’as-tu comparu. Adoncques il vint à bas, et n’y eut oncques celluy si hardi de tous les hommes du conte qui osast lever l’euil, et tantost leur commanda que le conte fut ensepvely, et si fut-il, et fut son obsèque fait. Aprez compta Geuffroy aux barons du pays pourquoy il avoit fait morir son oncle, et en furent les barons ung peu appaisez, pour la mesprizon que le conte avoit faicte. Et lors leur fist faire Geuffroy hommaige à Raimonnet son frère, qui fut aprez conte de Forestz. Et cy se taist l’istoire de luy, et retourne à parler de Raimondin son père.

Comment Geuffroy alla devers son père à Lusignen et luy cria mercy.

L’histoire dist que tost aprez cest affaire fut compté à Raimondin, qui fut moult dolent, mais il le passa legierement pour ce que son frère lui avoit anoncé la racine par quoy il avoit sa femme perdue. Adonc dist à soy mesmes : Ce qui est fait ne peut estre aultrement, il me fault appaiser Geuffroy avant qu’il face plus de dommaige, et pour ce manda par Thierri qu’il venist devers luy à Lusignen, et Geuffroy vint au mandement de son père, et d’aussi loing qu’il le vit, il se jetta à genoux et luy cria mercy, en disant : Mon treschier père, je vous supplie qu’il vous plaise moy pardonner, et je vous jure que leaument feray refaire l’abbaye plus belle et plus riche qu’elle ne fut oncques, et y feray renter et fonder .x. moynes plus qu’il n’y avoit. Par Dieu, dist Raimondin, tout ce peut faire à l’aide de Dieu, mais aux mors ne povez rendre la vie. Or, il est vray qu’il ne peut estre aultrement. Geuffroy, il est vray qu’il me fault aler en ung pelerinage que j’ay promis à faire, et pour ce je vous laisseray le gouvernement de ma terre, et se d’adventure Dieu fait sa voulenté de moy, toute la terre est vostre ; mais je vueil que ce que vostre mère a ordonné soit tenu : elle a ordonné à Thierry Parthenay, Merment, Warment et leurs appendences toutes, jusques à La Rochelle, avec Chasteau Aiglon, et tout ce qui y pent, et dès cy l’en herite, et vueil qu’il ait. Adonc Geuffroy lui dist : Mon chier père, c’est bien raison qu’il soit ainsi. Ce fait, Raimondin fist son appareil et monta avec luy foison seigneurs, chevaliers, gens de toutes offices, et emporta grant finance, et se mist à chemin ; et Geuffroy et Thierri le convoièrent certain temps, et en chevauchant, Geuffroy leur compta comment il avoit trouvé en la montaigne de Brumbelio la tombe du roy Elinas sur six colombes d’or, et de la richesse du lieu, et de la royne Pressine, qui estoit sur la tombe, aux piés du roy, et estoit figurée du blanc albastre, et le tablier qu’elle tenoit, et de ce qui estoit dedens escript, et comment leurs .iii. filles estoient predestinées, desquelles nostre mère fut l’une, et toute la besoingne ainsi qu’elle fut, et comme je l’ay traité au chapitre du roy Elinas, au commencement de ceste histoire. Et sachez que Raimondin l’escouta volentiers, et luy pleut moult, car Geuffroy l’affermoit pour pure verité, comme de l’avoir veu et leu au tablier, que leur mère fut fille du roy Elinas et de Pressine, et puys donna Raimondin congié à ses enfans, et s’en partirent de luy en plourant de son departement, et s’en retournèrent à Lusignen, et Raimondin tint son chemin vers Romme, et au departir il donna à Thierri l’anneau que Melusine luy avoit donné à son departement.

Comment Raimondin vint devers le pape à Romme, et se confessa à luy.

En ceste partie nous dist l’istoire que tant chevaucha Raimondin et sa mesnie en sa compaignie, qu’il vint ès mons de Monjouet et les passa, et chevaucha tant par la Lombardie, qu’il arriva ung soir à Romme auprez Noiron. Et le lendemain vint à Saint-Pierre, et là trouva le pape Benoit, qui pour lors regnoit, et se traist par devers luy, et luy fist moult humblement la reverence, et le pape à luy, quant il sceut que c’estoit Raimondin, et Raimondin se confessa à luy le mieulx qu’il peut, et quant est de ce que il s’estoit parjuré devers sa femme, le pape luy encharga telle penitence comme il luy pleut, et disna celluy jour avec le pape Benoit, et lendemain il alla visiter les saintz lieux à Romme, et y mist bien huict jours avant qu’il eut tout achevé, car il avoit affaire. Et quant il eut tout fait ce qu’il vouloit faire, il prinst congié du pape, et luy dist en ceste manière : Père sainct, je ne puys pas bonnement considerer en moy que je doibve jamais avoir joye pour user le remanant de ma vie, si ay esperance de moy aller rendre en quelque hermitaige. Et adoncques le pape luy demanda ainsi : Raimondin, où avez-vous devotion d’aller ? Par ma foy, père sainct, j’ay ouy dire que il y a une moult bonne et devote place à Monserrat, en Arregon. Mon beau filz, dist le père sainct, ainsi le dist-on. Et Raimondin luy dist : Père sainct, là ay-je devotion de moy retraire, et moy rendre hermite, et là prier Dieu devotement qu’il luy plaise faire aulcun allegement à ma femme. Or, mon beau filz, dist le pape, avec le sainct Esperit puissiés-vous aller, et tout ce que vous ferez en bonne voulenté je vous le charge en lieu de penitence. Et adonc Raimondin s’enclina et luy baisa le piet, et le pape luy donna la benediction. Et adonc s’en partist Raimondin et s’en vint à son logis, et fist tantost trosser les sommiers et tout son arroy ; et quant est de ses gens, je ne vous vueil gaires faire de mention, ne aussi de son chemin. Mais tantost il commença à chevaucher fort, et tant erra, qu’il vint à Tholouze, et là donna congié à toutes ses gens, excepté tant seullement à ung chappellain et à ung clerc, et adonc leur paya largement de leur sallaire, et escript plusieurs lettres et les sella et envoya à Geuffroy et aux barons du pays, faisans mention comment Geuffroy prist les hommages et aussi comment ilz le receupsent à seigneur. Et adoncques ceulx s’en departirent de luy moult doulens, et moult grant dueil demenans, car il ne leur dist oncques quel chemin il feroit. Mais sachiés qu’il s’en alla bien garni de finance, et tant chemina qu’il vint à Nerbonne, et là reposa ung bien peu.

En ceste partie nous dist l’istoire que quant Raimondin fut venu à Nerbonne, que il fist faire pour lui robes d’ermite plusieurs et moult simples, et aussi pour son chappellain et son clerc, telles qu’il leur failloit. Et puys s’en partist d’illec, et s’en vint au destroit de l’estant de Salses, et passa par dessoubz le chasteau, et vint à Perpignen, et y demoura ce jour, et le lendemain se partist, et passa le vellon et le pertuys, et vint à disner à Funères, et au giste à Gnomie, et tant fist qu’il vint à Barselonne et se mist en une bonne hostellerie. Et là demoura troys jours, et advisa la ville, qui moult luy sambla belle, et puys s’en partist au quatriesme jour, et vint à Monserrat, et visita l’eglise et le lieu, qui luy sambla moult devot, et illec ouyt le service moult devotement ; mais encores avoit-il vestu ses robes du siècle. Et adoncques luy demandèrent ceulx qui furent commis à loger les pellerins, si luy plaisoit à demourer celluy jour. Et il respondit que oy. Lors furent les chevaulx logez, et luy bailla-on une belle chambre pour luy et pour ses gens. Et cependant alla Raimondin visiter les hermitaiges, mais il ne fut que jusques au cinquiesme, car celluy lieu estoit si treshault qu’il n’y peut bonnement faire le voyage, et trouva que au tiers lieu n’avoit point d’ermite, car il n’avoit guères qu’il estoit trespassé. Or estoit de coustume que se dedens ung terme qui estoit ordonné ne venoit ung autre qui voulsist estre en celluy lieu, il convenoit que le plus prochain d’embas venist demourer au lieu, et celluy de dessoubz en celluy d’aprez, et ainsi demouroit le lieu vuide qui estoit le plus prez de la terre, tant qu’il venoit aulcune bonne personne meue de devotion qui se mettoit en celluy lieu. Et estoit la cause de celle permutation telle, que le premier traist à mont les vivres pour eulx sept et en prent sa refection la journée, et celluy qui luy est prez plus prochain dessus luy, il le traict à mont en pareille manière. Adoncques tant enquist Raimondin de leur estre et de leur vie, que sa devotion luy vint de plus en plus que devant, c’est assavoir de soy rendre hermite en celluy lieu. Et lors prinst congié de l’ermite, et s’en vint en bas, et demanda le prieur de l’abbaye, et on luy dist que il estoit au villaige dessoubz, qui est à luy, et l’appelle-on Culbaton ; et il leur pria adonc que ilz le fissent mener là où le prieur estoit, et ilz luy disdrent que aussi feroient-ilz voulentiers. Et ce fait il laissa ses gens et s’en partist avecq ung des varlès de leans, et avallèrent la salize, qui moult fut droite et roide, et s’en devallèrent par les eschelles, et tant firent qu’ilz vindrent au prieuré, où ilz trouvèrent le prieur, qui fist bonne chière à Raimondin, et Raimondin dist au prieur toute sa devotion, et comment le lieu luy plaisoit. Adoncques le prieur, qui l’apperceut estre homme de belle part et luy sembloit estre homme d’estat et de belle contenance, luy accorda, dont Raimondin en eut grant joye en son cueur.

Moult fut adonc Raimondin joyeux quant le prieur luy eut accordé la place du quart hermitage ; il loa moult de ce Nostre Seigneur Jhesucrist ; ainsi demoura la nuytée jusques à lendemain avecq le prieur, et au matin montèrent les eschelles, et vindrent à l’abbaye, et fut vestu Raimondin en habit d’ermite, et laissa de tout son vestement du siècle. Et sachiés qu’il vint bien garny de cincq ou de six paires d’habis d’ermite ; et chanta-on le service, present Raimondin, qui offrist à son entrée et commencement moult de riches joyaulx et pierres precieuses ; et le service fait, s’en allèrent disner, et fist Raimondin porter à ses frères hermites de la pitance, et leur fist signifier sa venue, dont ilz commencèrent à loer Dieu, et en luy priant devotement qu’il les vueille maintenir en bonne devotion ; et ainsi demoura Raimondin en l’abbaye, et lendemain, la messe ouye, fut convoié jusques au piet de la salize qui joingt aux chambres de leans, et adonc prinst Raimondin congié et monta en la chappelle ; et luy alloit son chappellain tous les jours au matin chanter sa messe, et le clerc luy aidoit à dire ses heures ; et commença Raimondin à mener moult sainte vie, et fut la nouvelle espandue parmy le royaulme d’Arragon, et parmy Castellongne, et aussi par dessa par tout Languedoch, qu’il estoit venu ung baron à Monserrat pour soy rendre hermite ; mais on ne sçavoit de quelle contrée il estoit ; et aussi il n’en vouloit riens dire. Et le furent veoir pluiseurs nobles du pays et d’ailleurs ; aussi y fut le roy d’Arragon, les ducs, les contes, les barons et nobles du pays, et luy enquestoient de son estre ; mais de luy n’en peurent oncques riens sçavoir. Et à tant se taist l’istoire à present, et parle des gens de Raimondin, et qu’ilz firent au departir de Thoulouze.

L’istoire nous racompte que tant chevauchèrent les gens de Raimondin, depuys qu’ilz furent departis de Tholoze, parmy la Guienne, qu’ilz vindrent en Poitou, et arrivèrent à Lusignen, où ilz trouvèrent Geuffroy et pluiseurs aultres des barons du pays, lequel ilz saluèrent de par son père, et les barons aussi, et puys leur baillèrent les lettres qu’il leur envoyoit. Quant les barons eurent oy la teneur de leurs lettres, ilz dirent à Geuffroy en ceste manière : Monseigneur, puys qu’il ne plaist plus à monseigneur vostre père de nous plus gouverner, et qu’il nous mande que nous vous faisions hommaige, nous sommes tous prestz de le faire. Par Dieu, dist Geuffroy, moult grant mercis. Or, beaulx seigneurs, je suy tout prest de vous recepvoir. Et adonc luy firent tous les barons hommaige ; et la nouvelle fut espandue parmy le pays comment Raimondin s’en estoit allé en exil pour le grant dueil qu’il avoit de sa femme qu’il avoit perdue. Qui lors eut veu la douleur que on menoit par toute sa terre en regrettant leur seigneur et sa femme, c’estoit grant pitié à veoir et oyr, car moult redoubtoient Geuffroy pour sa fierté ; mais pour neant s’en doubtoient, car il les gouverna tresbien et sagement. Or vous laisseray à present de plus parler d’eulx, et diray de Geuffroy, qui estoit moult doulent de ce qu’il avoit ainsi perdu son père et sa mère par son pechié ; car ceulx qui retournèrent ne luy sceurent oncques à dire quelle part il estoit allé, ne en quelle region. Adonc remordist conscience à Geuffroy moult fort, et luy souvint comment il avoit ars les moynes et l’abbaye de Maillières, et son frère Froimont, sans avoir nulle bonne cause de ce faire ; et que par son pechié avoit couroucé père et mère, et par ceste cause avoit perdue sa mère, dont il menoit tresgrant douleur ; et puys luy souvint du conte de Forest son oncle, qu’il fist saillir de la grosse tour de Marcelly le Chasteau, qui est fondé en hault sur la roche, et le fist ainsi morir. Adoncques commença fort Geuffroy à penser en soy mesmes de tous les pechiés qu’il avoit commis. Et commença à dire et penser que se Dieu, par sa benigne grace, n’avoit pitié de luy, que son ame estoit en voye de dampnation. Adoncques entra Geuffroy à par soy seullement en une chambre, et commença à mener moult grant douleur et à plourer moult entierement ses pechiés ; et illec luy prist devotion d’aller à Romme, comme Dieu le voulut, et soy confesser au Sainct Père. Et adoncques il manda Thierry son frère, le seigneur de Partenay, qu’il vint parler à luy, car il l’amoit sur tous les autres. Sitost que Thierri oyt le mandement de son frère, il monta tantost à chevau et erra tant qu’il vint à Lusignen, où Geuffroy le receupt moult liement, et luy dist qu’il luy vouloit laisser son pays en gouvernement, car il vouloit aller à Romme pour soy confesser de ses pechiés au Père sainct. Et aussi il luy dist qu’il ne fineroit mais d’aller jusques à tant qu’il auroit trouvé son père, se il le povoit bonnement faire. Adoncques luy pria Thierry qu’il le laissast aller avec luy ; et Geuffroy lui dist qu’il ne seroit pas bon que il fust ainsi fait. Et adoncques s’en partist Geuffroy à belle compaignie et en riche estat, et emporta moult grant finance, et admena avecques luy ung varlet qui avoit esté à Romme et revenu jusques à Tholouze avec son père, et luy commanda qu’il le menast par tous les lieux où son père avoit cheminé, et qu’il le logeast en toutes les hostelleries où ilz avoient esté logez, et luy dist que ce feroit-il.

Comment Geuffroy alla à Romme, et se confessa au Père sainct.

En ceste partie nous dist l’istoire que quant Geuffroy se fut parti de Lusignen, qu’il erra tant par ses journées qu’il vint à Romme, et se traist vers le Sainct-Père, lequel luy fist moult bonne chière quant il le congneut. Adonques Geuffroy se confessa moult devotement de tout ce qu’il luy povoit soubvenir ; et luy encharga le Saint-Père de refaire l’abbaye de Maillières, et d’y renter six vingz moynes, et pluiseurs aultres penitences dont cy à present me tairay. Adoncques Geuffroy dist au pape comment il vouloit aller querir son père. Lors luy dist le pape qu’il le trouveroit à Monserrat en Arragon, car il lui dist au departir que là se alloit rendre hermite. Et adoncques il prinst congié du pape et luy baisa les piedz, et le pape luy donna sa benediction. Et à tant se departit Geuffroy de Romme, et erra tant et sa mesnie qu’ilz vindrent à Thoulouze, et se loga en l’ostel où son père avoit esté logié. Et illecques demanda le varlet à l’oste se il sçavoit quelle part Raimondin estoit tourné quant il s’en partist de là. Et luy dist qu’il avoit tenu le chemin de Nerbonne, et que plus avant n’en sçavoit ; et celluy le dist à Geuffroy. Par ma foy, dist Geuffroy, ce n’est pas le plus court chemin pour aller à Montserrat ; mais puys que mon père alla par delà, nous nous y en irons aussi. Or furent illecques logez le soir, et le matin s’en sont partis et ont tant exploicté qu’ilz vindrent à Nerbonne, et au propre hostel où Raimondin avoit esté logé ; car tant enquesta le varlet qu’il sceut bien que là avoit esté Raimondin son maistre logé, et que là il avoit fait faire plusieurs robes d’ermitaige. Et adoncques ledit Geuffroy s’en partist le lendemain au matin, et vint à Perpignen, et erra tant qu’il vint à Barcelonne, et prist le chemin de Monserrat, et vint à l’abbaye, et envoya ses chevaux à Culbaston et entra en l’eglize. Et adonc le varlet advisa en la chappelle au lampe le chappellain de Raimondin, et le dist à Geuffroy, dont il en eut moult grant joye, et alla à luy et le salua ; et quant celluy le vit, il se mist à genoulx devant Geuffroy et luy dist : Chier sire, vous soiez le bien venu ; et luy compta la bonne vie que Raimondin son père menoit, et comment il estoit tous les jours confessé et recepvoit son createur, et qu’il ne mengoit riens qui receupt mort. Et adoncques Geuffroy luy demanda où estoit son père, et il luy dist : là sus, en tel hermitage, où il y en a sept contremont celle salize droite, et il est au quatriesme lieu ; mais, monseigneur, huy mès ne povez-vous parler à luy, mais demain y parlerez-vous bien. Par ma foy, dist Geuffroy, ce me desplaist ; mais puys qu’il faut que ainsi soit, il m’en convient deporter. Monseigneur, dist le chappellain, vous orrez la messe au grant autel qui est tout prest, et entretant je ordonneray vos gens, qui metteront à point vostre chambre, et feray appareiller le disner. Ce me plaist, dist Geuffroy.