— Pour que tu vives en moi, nous dit Jésus, il faut d’abord que je vive en toi.

Du jour où nous avons fait le nécessaire pour que cette parole germe et fructifie dans notre âme, il nous devient très difficile de ne pas demeurer en état de grâce ou, du moins, de ne pas y rentrer au plus vite lorsque nous nous en sommes écartés. Par suite, il nous devient presque impossible de ne pas communier souvent.

Alors, le surnaturel, — par qui nous ne cessons d’apprendre le sens exact des choses de la terre et du ciel — nous sollicite sans trêve. Il corrige notre myopie à l’égard de Dieu. Il nous découvre les embûches de ce mauvais songe que les hommes qui méconnaissent la Grâce s’imaginent être la réalité.

Afin d’obtenir de si grands bienfaits, il est logique que nous nous mettions à même d’ouvrir notre âme toujours plus largement aux influx de ce surnaturel vivifiant.

Or, il n’y a qu’un moyen : l’assistance quotidienne à la messe et la communion également quotidienne…

Ah ! je sais bien, pour beaucoup, l’Église est une maman qu’on aime et qu’on respecte, mais qu’on néglige volontiers. Aussi se trouve-t-il des chrétiens — incontestables — qui tiennent cette pratique pour trop assujettissante.

Employer une demi-heure tous les matins à prier en commun et à recevoir Jésus leur semble excessif. Divers prétextes leur sont suggérés pour qu’ils s’en dispensent. Et la tentation se formule par des objections où la Malice se prélasse.

Par exemple, au réveil, ces âmes, baignées de tiédeur, se racontent ceci :

— Je suis mal disposé. Mes affaires me préoccupent. A coup sûr, je ferais bien d’aller à la messe, mais j’y manquerais de recueillement. Il vaut donc mieux m’en abstenir.

Ou bien :