Hier, par exemple, je pris celle-ci : Monstra te esse matrem

Montre que tu es mère,

Qu’il accueille par toi nos prières

Celui qui, né pour nous,

Se voulut ton Enfant.

Quel appel merveilleux au cœur de la Madone dans ces quatre vers qui créent une fraternité entre Jésus et nous !

C’est comme si nous disions à la Vierge :

— Puisque vous êtes la mère de Jésus, puisque vous êtes notre mère adoptive, daignez souffrir avec nous, comme vous avez souffert avec votre Fils. Prenez notre croix et offrez-la-Lui afin qu’Il nous soulage, qu’Il nous pardonne, qu’Il nous guérisse du péché dont Vous fûtes exempte. O notre Mère nourricière, accordez le lait de la Grâce et de la miséricorde à vos pauvres enfants en Jésus…

Ayant prié, je quitte la Grotte et je reprends mon action de grâces en me promenant dans la campagne.

C’est si bon d’aller par les champs et sous les arbres en méditant cet amour de Dieu toujours plus avivé que nous vaut la sainte communion quotidienne ! Ce l’est à Lourdes surtout où, plus qu’ailleurs, il me semble, l’état de grâce vous fait une âme toute neuve.