— Sans compter les habits, mon cher Porthos.
— Oui, trente habits.
— Eh bien, mon cher Porthos, voyons, dites-moi la méthode de M. Molière.
— Molière? vous l’appelez ainsi, n’est-ce pas? Je tiens à me rappeler son nom.
— Oui, ou Poquelin, si vous l’aimez mieux.
— Non, j’aime mieux Molière. Quand je voudrai me rappeler son nom, je penserai à volière, et, comme j’en ai une à Pierrefonds...
— À merveille, mon ami. Et sa méthode, à ce M. Molière?
— La voici. Au lieu de me démembrer comme font tous ces bélîtres, de me faire courber les reins, de me faire plier les articulations, toutes pratiques déshonorantes et basses...
D’Artagnan fit un signe approbatif de la tête.
— «Monsieur, m’a-t-il dit, un galant homme doit se mesurer lui-même. Faites-moi le plaisir de vous approcher de ce miroir.» Alors je me suis approché du miroir. Je dois avouer que je ne comprenais pas parfaitement ce que ce brave M. Volière voulait de moi.