Le Moniteur parthénopéen, rédigé par cette noble femme, lui donnait une popularité immense.
La Pimentel salua; mais ce n'était pas cela qu'on voulait; on voulait que ce fût elle-même qui chantât l'hymne.
Elle s'en défendit un instant; mais, devant l'unanimité de la démonstration, il lui fallut céder.
Elle sortit de sa loge et reparut sur le théâtre au milieu des cris, des hourras, des vivats, des applaudissements, des bravos de la salle tout entière.
On lui présenta le drapeau noir.
Mais, elle, secouant la tête:
—Celui-ci est le drapeau des morts, dit-elle, et, Dieu merci! tant que nous respirerons, la République et la liberté ne sont pas mortes. Donnez-moi le drapeau des vivants.
On lui apporta le drapeau tricolore napolitain.
D'un geste passionné, elle le pressa contre son cœur.
—Sois notre bannière triomphante, drapeau de la liberté! dit-elle, ou sois notre linceul à tous!