Cette nouvelle coupa court aux négociations.

Un mois après, le général Manscourt et le général Dumas furent transportés au château de Brindisi.

Quant à Dolomieu, il fut, lorsque Naples retomba au pouvoir du roi, transporté dans les prisons de Naples, où il fut traité avec la dernière rigueur.

Un jour qu'il réclamait de son geôlier quelque adoucissement à sa position, le geôlier refusa ce que lui demandait l'illustre savant.

—Prends garde! lui dit celui-ci: je sens qu'avec de pareils traitements, je n'ai plus que quelques jours à vivre.

—Que m'importe? lui répondit le geôlier. Je ne dois compte que de vos os.

Les instances de Bonaparte l'arrachèrent de sa captivité après la bataille de Marengo; mais il ne rentra en France que pour y mourir.

Le surlendemain de son entrée au château de Brindisi, comme le général Dumas reposait sur son lit, sa fenêtre ouverte, un paquet d'un certain volume passa à travers les barreaux de cette fenêtre et vint tomber au milieu de la chambre.

Le prisonnier se leva et ramassa le paquet: il était ficelé; il coupa les cordelettes qui le ficelaient et reconnut que ce paquet se composait de deux volumes.

Ces deux volumes étaient intitulés le Médecin de campagne, par Tissot.