Tout autour de la pièce, à l'endroit et au revers étaient gravées des légendes en lettres inconnues.

Michele épuisa inutilement sa science à essayer de lire ces légendes. Il fut obligé d'avouer, à sa honte, qu'il ne connaissait pas les lettres dont elles se composaient.

Cristoforo reçut de Michele mission de s'informer. S'il apprenait quelque chose, il viendrait lui dire ce qu'il aurait appris.

Le boucher, dont la curiosité n'était pas moins excitée que celle de Michele, se mit immédiatement en quête, tandis que Michele, par la rue de Tolède et le pont de Chiaïa, gagnait Mergellina.

En passant devant le palais d'Angri, Michele s'était informé de Salvato: Salvato était sorti depuis une heure.

Salvato, comme s'en était douté Michele, était à la maison du Palmier, où la duchesse Fusco, confidente de Luisa, avait mis à sa disposition la chambre où il avait été conduit après sa blessure et où il avait passé de si douces et de si cruelles heures.

De cette façon, il entrait chez la duchesse Fusco, qui recevait hautement et publiquement toutes les sommités patriotiques de l'époque, saluait ou ne saluait pas la duchesse, selon qu'elle était visible ou non, et passait dans sa chambre, devenue un cabinet de travail.

Luisa, de chez elle, l'y venait trouver par la porte de communication ouverte entre les deux hôtels.

Michele, qui n'avait pas les mêmes raisons de se cacher, vint tout simplement sonner à la porte du jardin, que Giovannina lui ouvrit.

Michele parlait peu à la jeune fille depuis les soupçons qu'il avait conçus sur elle à l'endroit de sa sœur de lait. Il se contenta donc de la saluer assez cavalièrement. Michele, qu'on ne l'oublie pas, était devenu colonel, et, comme chez Luisa, il était à peu près chez lui, il entra sans rien demander, ouvrit les portes, et, voyant les chambres vides, alla droit à celle qu'il était à peu près sûr de trouver occupée.