—Wir sind glücklicherweise mit dem schrecken davon gekommen, (Nous sommes bien heureux d'en avoir été quittes pour la peur)—dit un Alsacien.
—Der weg ist sehr schlecht; wir bleiben stecken (la route est bien mauvaise, nous sommes embourbés),—dit un autre.
—Es verlangt mich sehr das ziel meiner reise zu erreichen (il me tarde bien d'être arrivé au terme de mon voyage.)
—Es geht nicht rechten dinzen zu; (il y a du louche).[186]
[ [186] Nous traduisons par des équivalents.
—Sind wir hier verrathen oder verkauft? (Je crois qu'ils nous vendent.)
—Sie blasen in ein horn (ils s'entendent comme larrons en foire),—ajouta l'allemand Obermann en parlant de Boon et du Natchez Whip-Poor-Will.
—Mann muss die zeiten nehmen wie sie kommen (on doit prendre le temps comme il vient),—dit le docteur Wilhem à ses compagnons pour les rassurer.
—Peste!… quelle réception nous fîmes à ces maraudeurs!—dit le capitaine; quant à moi je frappais à tort et à travers… cependant, j'avouerai franchement que je ne pouvais bien distinguer l'ennemi… je sentais bien que je frappais sur quelque chose, mais, comme dit notre Rabelais, soubdain, je ne scay comment, le cas feut subit, je n'eus loysir de considérer; d'ailleurs, j'étais réellement trop occupé. La lionne fixe les yeux à terre, quand elle défend ses petits, afin de ne pas être intimidée à la vue des épieux. Je combattais pour la défense du camp, pro aris et focis, mais, je le répète, je ne pouvais voir mes antagonistes… Personne d'avarié?—demanda le marin—Herr Obermann, où êtes-vous?…
—Hier! hier! (ici, ici)—répondit l'alsacien qui s'était caché sous un monceau de bagages.