—Dites-nous quel motif vous fit réduire le prix des places de 1re et de 2e classe?

—C'était afin de faire concurrence aux voitures (c'est-à-dire les faire tomber), qui roulaient encore sur la route de terre. Notre comité jugea que le prix de la 1re classe était trop élevé à 2 sh. 6 d., prix que demandaient les diligences. Nous obtînmes pour résultat une augmentation de voyageurs, mais nos recettes furent à peu près les mêmes qu'auparavant.

—Votre but était de vous emparer du service que faisaient encore les voitures?

—Nous voulions transporter à notre chemin de fer le mouvement qu'elles opéraient encore.

—Réussîtes-vous?—Oui!

—Je m'aperçois que le 1er décembre vous avez augmenté le prix des places de 1re classe de 6 d. (2 sh. 6 d.) et que vous avez supprimé les wagons découverts entièrement?—Oui.

—Ce fut après que vous eûtes fait tomber les diligences?—Oui.

—Les diligences ont-elles repris leur service?—Non.

—Ainsi donc, vous avez privé le public de l'avantage que lui offraient les voitures en diminuant vos prix; vous les avez ensuite élevés, et vous avez supprimé les wagons de 3e classe. Avez-vous augmenté vos recettes en transportant un plus grand nombre de voyageurs?

—Je ne le crois pas.