La commission dont nous avons déjà eu occasion de citer le rapport à la Chambre des communes, après avoir constaté l'obligation des directeurs envers leurs mandans, de maintenir le tarif au point qui donne le plus de bénéfices, et les inconvéniens qui en résultent pour le public, continue en ces termes: «Les maux que souffre la classe des pauvres voyageurs par suite du système de nos chemins de fer, se feront sentir d'autant plus, que tous les autres moyens de transport à bas prix disparaîtront.» M. Ritson, trésorier du chemin de fer de Bolton à Bury explique parfaitement les moyens dont se servent les compagnies pour écarter toutes ces voitures de transport à bas prix. Voici un extrait de son interrogatoire.

«—L'ouverture de votre chemin de fer a eu lieu en 1833?—Oui!

—Quel prix avez-vous établi?—2 sh. 6 d. pour les places de 1re classe et 2 sh. pour la seconde. Nous n'avions pas encore de wagons découverts; ce n'est qu'au commencement de juin que nous en avons établi.

—Cette mesure a-t-elle fait augmenter le nombre des voyageurs?

—Elle l'a fait augmenter de beaucoup.

—Vos bénéfices ont-ils augmenté dans une proportion équivalente?

—Nous avons eu un grand nombre de voyageurs de la dernière classe, ce qui a causé une diminution de ceux des premières.

—Dans le courant de l'été, le 12 juillet, vous avez réduit vos prix?

—Nous réduisîmes la 1re classe à 1 sh. 6 d. Les wagons ne furent pas modifiés.