Ce n’est donc que sous le rapport de l’intérêt public, qu’elle envisagera l’établissement des Messageries.
Elle ne se laissera pas aller aux déclamations injurieuses que se sont permis contre les Fermiers actuels, des hommes intéressés à les décrier pour prendre leur place, & qui ont cru que la facilité de hasarder impunément toute espèce de calomnies, étoit un des priviléges de notre nouvelle liberté.
Ces Fermiers ont un bail.
Ils ont contracté ce bail sous l’intervention de ce qu’il y a de plus sacré dans la foi publique.
Ce bail est de neuf années.
On ne peut donc pas, sans leur consentement, les en dépouiller avant l’expiration du terme fixé par la convention.
Il faudroit, pour pouvoir les dépouiller de ce bail, qu’on eût quelque reproche grave à leur faire.
Il faudroit qu’on pût élever contre eux quelqu’accusation fondée.
Mais d’accusation fondée, il n’en existe aucune.
Il ne peut pas même en exister.