En 1849, après la fin de la guerre de Hongrie, lorsque les débris de la légion polonaise traversèrent un coin de la Serbie pour se rendre à Choumla, ils arrivèrent à l'improviste, à cheval, mais sans armes, sur une clairière de forêt, où s'exerçait une milice de paysans. Fidèles à leur tactique, ceux-ci eurent disparu en un clin d'œil, et à l'abri des arbres environnants firent pleuvoir des balles sur les Polonais, qui eurent quelque peine à faire reconnaître qu'ils étaient désarmés.]
I. [Note 6: Allusion à la vendette qu'il suppose devoir exister désormais entre les deux familles.—A part le motif du voyage du haïdouk et sa fin tragique, cette pièce a beaucoup d'analogie avec une des ballades sur Robin Hood; et le green wood des outlaws est bien la zéléna gora des haïdouks.]
III. [Note 7: Le texte porte, en un seul mot, Djaferbegovitza. Au moyen de la finale ovitza ou itza, on forme ainsi des noms féminins, par exemple, konsoulovitza, la femme du consul, la consulesse, pachinitza, la femme du pacha.]
III. [Note 8: C'est la traduction littérale du mot dragoskoup.]
IV. [Note 9: Ou vinou kief zadobiché, «(quand) ils eurent trouvé le kief dans le vin.» Le mot turc de kief, rendu ici par belle humeur, marque cet état de béatitude où l'on est plongé après un bon dîner, ou en buvant une tasse de café aromatique, alors qu'accroupi sur un divan, on aspire lentement la fumée de son tchibouk. Un Anglais dirait en pareille occasion que: He feels very comfortable.]
VI. [Note 10: Le mot employé ici est bochtchalouk, qui désigne un cadeau fait ordinairement aux gens de noce, et qui se compose d'une chemise, de larges caleçons ou pantalons de dessous et d'une serviette, le tout de fine toile de coton, mêlée de soie, à la mode turque, et de bas de laine épais, à dessins de diverses couleurs.]
VII. [Note 11: Manuel ou Manoïlo. Ce personnage est le héros de plusieurs autres chants.]
VII. [Note 12: Au texte stara planina, la vieille montagne.]
VIII. [Note 13: Bendjelouk, nom turc de quelque plante narcotique.]
VIII. [Note 14: Ces expressions sont fort claires, et cependant M. Vouk remarque que dans les chants populaires, où elles se rencontrent assez fréquemment, elles ne sont jamais comprises dans leur sens figuré. Mais c'est ici le cas de ne pas entendre à demi-mot.]