Cette brave Angèle, très supérieure à Isidore et qui me montrait, quand j’étais gosse, une certaine affection, paraît toute bouleversée.
Et moi qui viens de parler de bons jours !…
Je saute dans un taxi.
Angèle disait vrai. Tante Valérie est très malade. Brusquement saisie par une attaque, elle n’y survivra pas, dit le docteur Vergnault. Tout espoir est perdu.
J’ai veillé ma tante, jusqu’au matin. J’entends que je suis resté assis près de son lit en tâchant de ne pas dormir. Le médecin, le prêtre et la femme de chambre étaient dans la pièce à côté. Je me rendais utile quand l’occasion se présentait…
A l’aube, elle est morte, sans trop souffrir, semble-t-il, mais, avant l’extrême-onction, elle a balbutié quelques paroles, disant qu’elle voulait embrasser Isidore.
Les bons jours se sont retrouvés ensuite, assez vite.
Le dimanche après l’enterrement, je me suis rendu chez mon directeur, M. Édouard Cernaux, non à la banque, mais à son domicile, boulevard Haussmann. M. Cernaux m’a reçu tout de suite et m’a parlé sur un ton presque affectueux. Il me dit que si je travaille bien, je pourrai devenir un employé utile. Tant mieux.
Ah ! voici que j’y vois plus clair… Je devine où se trouve le soleil.
Attendez ! ne m’embrouillez pas !