« Quant à vous, Michel, je vous le répète : cette grande machine décorative m’ennuie. Je m’arrangerai avec le curé de la paroisse pour la faire ôter, une fois en place. Balthazar est tout à fait de mon avis, quant à Gaspard, quelle importance peut avoir le jugement artistique d’un nègre ?
« Au revoir ou, plutôt adieu ! Je vous ai assez vus, l’un et l’autre… Cependant, merci pour la danse ! »
Madeleine est à jamais perdue ! l’art me dédaigne pour toujours ! Madeleine et mon art sont tous deux avilis…
Alors… que me reste-t-il ?
XXIII
Que me reste-t-il ?…
Une aide qui, certes, ne se refusera pas : celle de la Camarde.
Il faut crever, mais encore crever rapidement, sans nul délai, en vitesse et loin de tout secours. Voyez-vous si quelqu’un s’ingéniait à me rendre la vie, cette vie d’aujourd’hui ?… Ah ! j’aime mieux pas !
Je dois m’abattre de manière aussi sûre que j’eusse abattu l’autre. Maintenant, Jérôme peut vivre ; je lui en offre le loisir, mais avec une arrière-pensée.
Jadis, il ne manquait pas de conscience ; je l’ai connu scrupuleux. Pourvu que ces beaux sentiments lui reviennent ! Je lui souhaite, le mois prochain, une conscience bien armée, prête au combat et qui, très patiemment, lui inflige un joli tourment aussi gros que son ventre, aussi solide que ses épaules, plus aigu, si possible, que son esprit… Le voilà pourvu.