Docilement, je propose une liste de noms.

Bientôt Mme X arrive en voiture. Je m’enquiers de la santé de son mari et Bianca de celle de ses enfants.

« Votre petit Gustave est un amour ! »

La dame s’en va, quelques moments après.

« Vraiment, elle parle beaucoup de ses gosses : « Gustave est prodigieux ! » voilà ce qu’elle dit ; « et Lucienne travaille si bien ! » nous le savons. Quelle chance qu’ils ne viennent pas jouer avec nous ! on s’ennuierait trop.

— Pas toujours, Bianca ! La dernière fois que je me suis battu avec Gustave, c’était très amusant : on s’est bien tapé dessus… Dis ? tu te rappelles mon œil ? »

Mais voici Mme Y, une voisine, qui est venue à pied par le potager. Et l’on parle aussitôt de cuisine, et l’on s’entretient des vertus, défauts et travers des domestiques de notre temps.

Mme Z remplace cette personne bavarde ; elle donne, sur quel ton autoritaire ! son avis au sujet des dernières élections et celui, tout pareil, de son mari.

Je dois vous apprendre que maman, ma maman à moi, n’a pas beaucoup d’affection pour Mme Z, ni de goût pour des controverses politiques auxquelles (on me l’a dit plus tard) elle n’entend rien.

J’interromps brusquement :