Coffic s’avança, la tête basse.

— Hum ! enfin tu as à réparer… prouve-moi que je peux avoir confiance en toi. Les autres, en avant, suivez-moi.

Cependant, Sainti, le patron du youyou, disait à Coffic avec son même mauvais rire de « moko » :

« Tu vois ça ?… des fois qu’il n’aurait pas confiance en toi ?… y te resterait pus qu’à te pendre. Quant à moi, si les Arbis viennent par ici, je me tire…

— Non, tu le feras pas.

— Voir un peu que je le ferai pas ?

— Tu le feras pas parce qu’avant t’auras ma baïonnette dans le coffre !

— Cul !

— Et puis j’te défends de m’appeler « cul ». Si que t’étais breveté comme moi, j’dirais pas. Mais t’es simple couillon. Gabier de grand pont, va ! C’est moi qui te commande, entends-tu ? Rouspète un peu voir si j’te fais pas ton affaire !

Les autres emboîtaient le pas derrière Lefort, guidé par Job. Ils contournèrent la ville. De temps en temps on entendait une détonation.