L’inquiétude de Lesquen devenait intolérable ; il se décida à aller en faire part à sa belle-mère, et à se consulter avec elle sur le parti à prendre. Dans son esprit il n’existait plus le moindre doute : un malheur était arrivé à Marguerite… Lequel ? Où la trouver ?
— Est-ce que madame Mustel a fini de déjeuner ? demanda-t-il fébrilement à la femme de chambre qui lui ouvrit.
— Oui, monsieur ; que monsieur entre au salon ; madame vient tout de suite, madame est en train de s’habiller.
Un peu étonné, Lesquen obéit. Au bout de cinq minutes, impatienté, il frappa à la porte de la chambre :
— Ma tante, j’ai besoin de vous voir tout de suite.
— Je viens, je viens, mon ami.
Encore quelques moments d’attente, puis madame Mustel parut. A sa vue, avant qu’elle eût prononcé une parole, il se jeta vers elle avec un cri :
— Vous savez… elle est morte ?… Dites-le, dites-moi donc la vérité !
— Non, Roger, non, calme-toi… elle n’a rien… elle va bien…
— Alors ?