N'entendait rien à la morale[ [838].
Ces vers, d'ailleurs, suffisent pour justifier ce que nous avons dit du contraste des pièces de ce volume avec sa dédicace; nous devons prévenir qu'ils sont au nombre des plus modestes de ceux que nous aurions pu citer à l'appui de notre observation[ [839].
C'est dans ce recueil que l'on trouve pour la première fois imprimé le quatrain que Montreuil fit pour madame de Sévigné, après l'avoir vue jouer à colin-maillard, et aussi les vers que Marigny lui envoya pour étrennes[ [840]. Immédiatement après ceux-ci, nous en trouvons d'autres, d'un ton plus sérieux et plus passionné, qui lui sont également adressés; il sont anonymes et sans date. Nous devons donc les rapporter à celle de la publication et leur donner place ici:
Ne trouver rien de beau que vous,
Sans cesse songer à vos charmes,
Être chagrin, être jaloux
Répandre quelquefois des larmes,
N'avoir point de repos, ni de nuit, ni de jour,
Est-ce de l'amitié, Philis, ou de l'amour[ [841]?