«Ta mère,
«Louise Desfossés.»

Cady fourra prestement la lettre dans sa poche, referma le tiroir et courut ouvrir.

—A la bonne heure! s'écria-t-elle avec satisfaction, en apercevant le volumineux paquet de papier fin dont le jeune homme était chargé.

L'avocat semblait avoir repris son aplomb.

—Avez-vous mis chauffer la bouillotte pour le thé? demanda-t-il en souriant avec amabilité.

—Ma foi non, répondit Cady, nous étions trop occupées à fouiller dans vos meubles.

Il n'attacha aucun importance à ces mots et se mit à préparer le thé, en garçon accoutumé à faire lui-même sa cuisine matinale.

Cady le regardait avec intérêt, Marie-Annette souriait de façon ambiguë, incertaine de ce qui se passait en elle.

Le thé et les gâteaux servis, les jeunes gens installés, Cady se récria tout à coup:

—Vrai! pour des amoureux, vous ne parlez guère!...