Leurs tentes sont dispersées dans la plaine, au sud de la Mlouïa et près de l’Ouad Ouizert.

Ils forment 600 à 700 fusils. Ils ont environ 30 chevaux.

Appartenant aux Oulad el Ḥadj, les Oulad Khaoua sont de race et de langue arabe. Politiquement, ils sont, avons-nous dit, séparés de leur tribu. Cette séparation date de très loin. Il y a bien des années, les Oulad Khaoua, ayant eu des querelles avec les autres fractions des Oulad el Ḥadj, les abandonnèrent et s’allièrent aux Aït Izdeg ; leur union avec les Aït Izdeg dure toujours depuis cette époque ; aujourd’hui encore, bien que d’origine étrangère, ils comptent comme faisant partie de cette tribu. Lors de l’installation d’un qaïd à Qçâbi ech Cheurfa, ils ont fait leur soumission au sultan ; depuis ce temps, ils sont blad el makhzen ; le qaïd d’El Qçâbi les a, ainsi que les Aït ou Afella, dans son ressort. Le fait de leur soumission, contrairement à ce qui est arrivé pour les Aït ou Afella, ne les a point brouillés avec les Aït Izdeg. Ils leur sont toujours étroitement unis.

Ni marché, ni Juifs.

AIT IOUSSI. — C’est une grande tribu chleuḥa occupant toute la région qui s’étend entre Qçâbi ech Cheurfa et Sfrou. Elle est bornée au nord par Sfrou, au sud par la Mlouïa, à l’ouest par les Beni Mgild, à l’est par les Beni Ouaṛaïn, les Aït Tseṛrouchen et les Oulad el Ḥadj.

Les Aït Ioussi se divisent en trois fractions à peu près d’égale force :

Reṛraba (au sud de Sfrou).

Aït Ḥelli (au sud des Reṛraba).

Aït Mesạoud ou Ạli (au sud des Aït Ḥelli, entre la Mlouïa et le Djebel Oumm Djeniba).

Ils sont soumis au sultan et ont trois qaïds, un pour chaque fraction. Ils sont de race et de langue tamaziṛt. Partie sédentaires, partie nomades, ils ont des villages et des tentes.