Mhaïa. — Tribu nomade, parlant l’arabe. Les tentes et les troupeaux en sont partie dans le Ḍahra, partie dans l’Angad. Les Mhaïa sont continuellement en mouvement, circulant dans l’Angad, dans le Ḍahra, allant de l’un à l’autre ; la stérilité de ces contrées les force à des changements incessants pour nourrir leurs troupeaux.

Les Mhaïa peuvent lever environ 2000 fusils. Ils sont soumis au sultan depuis la campagne que fit celui-ci en 1876. Un qaïd, qui leur fut donné alors, les gouverne ; il s’appelle Bou Bekr, a une maison à Oudjda, et vit habituellement sous la tente dans l’Angad.

Ni marché, ni Juifs.

Chedja. — Petite tribu nomade, de race et de langue arabe. Elle ne compte pas plus de 400 fusils. Comme les Mhaïa, et pour les mêmes motifs, elle est constamment en voyage, parcourant tantôt l’Angad, tantôt le Tafrâta, tantôt le Ḍahra. Son quartier général est l’Angad ; c’est là qu’elle est le plus souvent. Jadis indépendante, elle s’est soumise au sultan lors de l’expédition de 1876. Elle a depuis ce temps un qaïd, Si Ḥamida, qui réside à Qaçba el Ạïoun.

Ni marché, ni Juifs.

Angad. — Petite tribu nomade, parlant l’arabe. Comme les précédentes, elle est presque toujours errante, mais ses terrains de parcours ne s’étendent guère au delà de l’Angad. Elle peut lever environ 400 fusils. Autrefois libre et renommée pour ses brigandages, ainsi d’ailleurs que les Chedjạ et les Mhaïa, elle est, depuis l’expédition de 1876, soumise au sultan et gouvernée par un qaïd ; son qaïd actuel s’appelle Ould Bou Ṭerfas et vit dans la tribu.

Les Angad se décomposent en quatre fractions :

Oulad Seṛir.

Mezaouir.

Oulad Ạli ben Ṭelḥa.