Locut. vic. Ces bijoux ne sont pas d’or.
Il y eut cent hommes de tués.
Je lui ai écrit le sept de mars.
Locut. corr. Ces bijoux ne sont pas en or.
Il y eut cent hommes tués.
Je lui ai écrit le sept mars.

«On dit bien: Je traverse un pont de fer, quand on veut faire distinguer l’objet dont on parle, des autres objets du même genre. De a ici une signification vague.

«Mais quand on veut arrêter particulièrement l’attention sur la nature de l’objet, sur la matière dont il est composé, c’est en qu’il faut, et non de; en détermine mieux que de, et a plus de précision que ce dernier. Vous ne direz pas: de quoi est cette table, ce bouton, cette statue, etc.? Mais en quoi est cette table? et l’on vous répondra en bois.» (Journal de la lang. franç.)

—«Quand le substantif auquel se rapporte l’adjectif de nombre cardinal est représenté par le pronom en, placé avant le verbe précédent, ou bien encore quand le substantif est sous-entendu, l’adjectif ou le participe qui suit le nombre cardinal doit être précédé de la préposition de: Sur mille habitans, il n’y en a pas un de riche.—Sur cent mille combattans, il y en eut mille de tués, et cinq cents de blessés.—Sur mille, il y en eut cent de tués.

«Mais l’emploi de la préposition de ne doit pas avoir lieu avant l’adjectif ou le participe, lorsque l’adjectif numéral cardinal est suivi du substantif avec lequel il est en rapport. Sur mille combattans, il y eut cent hommes tués. Cent hommes de tués serait une faute.»

«—Voltaire disait le deux de mars, le quatre de mai, et Racine le deux mars, le quatre mai. Sous le rapport de la correction grammaticale la première construction est certainement préférable, puisque deux et quatre sont là pour deuxième, quatrième, et que l’on dit toujours avec la préposition de, le deuxième jour de mai, le quatrième jour de juin. Ensuite les latins disaient avec le génitif primus februarii, secundus aprilis.

«Ainsi la grammaire et l’analogie sont pour le 2 de mars, le 4 de mai; mais si l’on consulte l’usage, qui, en fait de langage, est la règle de l’opinion, on dira le deux mars, le quatre mai. C’est ainsi que s’expriment presque toujours nos bons auteurs, et les personnes qui se piquent de parler purement, et qui évitent toute espèce d’affectation.» (Grammaire des grammaires.)


DÉBINE.

Locut. vic.Cet homme est dans la débine.
Locut. corr.Cet homme est dans l’indigence.