L’Académie et Trévoux écrivent faim-vale. Nous avons préféré cette orthographe, délaissée par M. Ch. Nodier, parce que nous la croyons plus ancienne, plus étymologique, et au moins aussi usitée que les deux autres. On trouve dans Baïf:
Tout l’été chanta la cigale:
Et l’hiver elle eust la faim-vale.
(Mimes et enseignemens.)
FAIRE DE LA PLUIE, DU VENT, etc.
| Locut. vic. | Il fait de la pluie, du vent, etc. |
| Locut. corr. | Il tombe de la pluie, il vente. |
«Sur les bords de la Garonne, on dit il fait du brouillard, du serein, de la rosée, de la pluie, etc. Il faut dire: il tombe, etc.» (Desgrouais, Gasconismes corrigés.)
Faire ne doit s’employer pour indiquer la constitution du temps que lorsqu’il n’y a pas possibilité de le remplacer par un autre verbe. Ainsi dans ces phrases il fait chaud, il fait beau, il fait froid, le verbe faire est le seul dont on puisse se servir, à moins d’avoir recours à des périphrases assez longues. Mais dans ces autres exemples: il fait de la pluie, etc. du vent, du tonnerre, etc., rien n’est certainement plus facile que de faire usage d’autres manières de parler, comme il pleut ou il tombe de la pluie, etc., il vente, il tonne, etc., qui ont le double avantage d’être plus logiques et d’être préférées par nos bons écrivains.