Orth. vic.Il fut victime d’un guet-à-pens.
Orth. corr.Il fut victime d’un guet-apens.

Quoique certains auteurs, M. Chapsal entr’autres, (Dict. grammatical) aient cru devoir écrire à-pens en deux mots, il est hors de doute pour quiconque veut se donner la peine de feuilleter nos anciens auteurs, que cette orthographe n’est pas tolérable. Apenser, en vieux français, signifie réfléchir, méditer.

Liétart l’a véu, si s’apense

De la promesse que li fist.

(Roman du Renard. V. 16422.)

Guet-apens est donc une abréviation de guet apensé c’est-à-dire guet médité.


GUETTE.

Locut. vic.Ce chien est de bonne guette.
Locut. corr.Ce chien est de bon guet.

Guette, dans le sens qu’il reçoit ici, est un barbarisme.