Nous lisons dans M. Guizot (Tr. de Gibbon), «Mais Lucilien... eut l’indiscrétion d’observer à Julien, etc.»

Voici une anecdote sur Domergue qui fera voir combien le solécisme que nous signalons dans cet article paraissait intolérable à ce grammairien. «Un abcès dans la gorge le suffoquait et le retenait au lit. Son médecin s’approche en lui disant: Si vous ne prenez point ce que je vous ordonne, je vous observe que....—Ah! misérable! s’écrie le moribond, transporté d’une sainte colère, n’est-ce pas assez de m’empoisonner par tes remèdes? Faut-il encore qu’à mon dernier moment tu viennes m’assassiner par tes solécismes? Va-t-en!..... à ces mots, prononcés avec impétuosité, l’abcès crève, la gorge se débarrasse, et, grâce au solécisme, le grammairien est rendu à la vie.» (M. Ballin, Manuel des amat. de la langue française.)


OBSTINER.

Locut. vic.Ne m’obstinez pas ce fait-là.
Locut. corr.Ne me soutenez pas ce fait-là.

Obstiner ne s’emploie plus dans le sens de soutenir ni même de contrarier. Ce verbe prend toujours la forme pronominale: il s’obstine à rimer. Cette phrase du grammairien Furetière: «il m’a obstiné que cette nouvelle était vraie» (Dict. univ.), prononcée dans un salon du beau monde, donnerait certainement aujourd’hui, sous le rapport de l’instruction, la plus mince idée de la personne qui ferait un tel emploi du verbe obstiner.

Le Dictionnaire de l’Académie donne cependant obstiner comme verbe actif simple, mais il le désigne comme familier. C’est lui faire encore trop d’honneur. Cette expression n’appartient plus à notre langue.


OCTANTE (voyez [SEPTANTE]).