RENFORCIR.

Locut. vic.Ce cheval renforcit tous les jours.
Locut. corr.Ce cheval enforcit tous les jours.

«Les deux verbes renforcer et enforcir signifient l’un et l’autre rendre plus fort, devenir plus fort. La bonne nourriture a enforci ce cheval; on a renforcé l’armée. Comme on ne dit pas enforcer et renforcir, on ne doit pas dire non plus enforcé ni renforci. C’est donc parler mal de dire: Cet enfant est renforci, ces bas sont enforcés; au lieu de cet enfant est renforcé, ces bas sont renforcés ou enforcis. Enforcir, verbe actif, ne se dit point des personnes.» (Laveaux, Dictionnaire des diff.)

Renforcer est d’un usage beaucoup plus étendu qu’enforcir. Ce dernier verbe n’est même employé que dans fort peu de cas. On dit qu’on enforcit du vin, un mur; que la bonne nourriture a enforci un cheval, un âne, un chien, etc.; mais on ne peut pas dire qu’elle a enforci une personne.


RENTRER.

Locut. vic.Il faut rentrer cette couture.
Locut. corr.Il faut rentraire cette couture.

Rentraire, c’est coudre, joindre, raccommoder une étoffe, sans que la couture ou le travail paraisse. «Cela est si bien rentrait qu’on ne voit pas la rentraiture.» (Dict. de l’Acad.)


RENTRER.