«Le suc de la ciguë est vénéneux.» (Dict. de l’Acad.)

Il n’y a pas fort long-temps que l’usage a fixé l’emploi particulier de chacun de ces adjectifs. Du temps du P. Bouhours on disait également: «Les scorpions et les vipères sont des bêtes vénéneuses ou venimeuses.» (Rem. nouv. pag. 264, 1692.)


VENIR.

Locut. vic.Viens nous en.
Locut. corr.Allons nous en.

Viens nous en n’est pas plus régulier que ne le serait: Va nous en. Le verbe ne peut pas être au singulier, quand il a un sujet pluriel.


VÊPRES.

Locut. vic.Irez-vous aujourd’hui à vêpres?
Locut. corr.Irez-vous aujourd’hui aux vêpres?

On doit dire: aller aux vêpres, comme on dit: aller à la messe. Vêpres, au nominatif, au génitif et à l’accusatif, ne s’emploie presque jamais sans article: les vêpres sont sonnées, la fin des vêpres, sonner les vêpres (Acad.), pourquoi n’en serait-il pas de même au datif? Remarquons bien que si l’on dit: aller à prime, à tierce, à sexte, à none, c’est parce que ces mots s’emploient toujours sans article, l’office de prime, de tierce, de sexte, de none[3], est commencé. Matines et complies doivent s’employer aussi sans article; chanter matines, aller à matines, réciter complies, aller à complies.—Vêpres est féminin: Les vêpres siciliennes.