L’Académie prétend que le l de ce mot est mouillé. Laveaux est d’un sentiment contraire, et nous croyons qu’il a pour lui l’autorité de l’usage.


AÏEUL.

Locut. vic.Ses deux aïeux étaient militaires.
Locut. corr.Ses deux aïeuls étaient militaires.

Le grand-père paternel et le grand-père maternel d’une personne sont ses aïeuls, comme sa grand’mère paternelle et sa grand’mère maternelle sont ses aïeules. Les aïeux sont tous les parens ascendans, à quelque degré qu’ils soient, excepté toutefois le père et la mère.

On a substitué un i à un y dans ce mot, parce que cette dernière lettre n’est réellement à sa place que lorsqu’elle vaut deux i comme dans pays, moyen (pai-is, moi-ien). L’usage, fondé sur l’étymologie, a cependant conservé l’y dans beaucoup de mots où un i pourrait fort bien le remplacer, mais l’usage perd tous les jours sous ce rapport, et cette mauvaise orthographe finira par disparaître entièrement.


BABOUINES.

Locut. vic.Se lécher les babouines.
Locut. corr.Se lécher les babines.

Les babines sont les lèvres des animaux qu’on n’a pas jugés assez mondes pour se servir à leur égard du mot lèvres.