Ce dernier trait convient parfaitement au personnage peint par le poète. [p.283] Il y a, dans le recueil de fabliaux publié par Méon, un long poème malheureusement incomplet intitulé: le dit de Trubert, du nom du personnage principal, qui est justement le type du vilain au sens primitif et au sens figuré du mot. Il n'y a pas de méchant tour qu'il ne joue au duc son seigneur. C'est le pendant de l'esclave antique. Privé de tous les droits les plus chers à l'homme, il devient rusé, méchant; sa vie n'a plus qu'un but: la vengeance. (E. Cougny.)
NOTE 7, page [15].
D'un héritage dépouillés.
Ici se présente pour la première fois un participe décliné.
A l'époque où vivaient les auteurs du Roman de la Rose, tous les participes sans exception se déclinaient. Jusqu'au XVIIe siècle, ils restèrent déclinables à volonté. L'Académie trancha la difficulté, et rendit tous les participes directs indéclinables avec l'auxiliaire avoir. Toutefois, elle toléra, en poésie seulement, qu'on pût encore parfois décliner les participes, pourvu qu'ils fussent placés entre le verbe auxiliaire et leur régime, comme par exemple dans ces deux vers de Malherbe:
O Dieu dont les bontés, de nos larmes touchées,
Ont aux vaines fureurs les armes arrachées.
Nous nous sommes arrêté à cette règle après de longues hésitations; mais comme elle nous permettait [p.284] de conserver un nombre incalculable de vers presque dans leur intégrité, sans trop choquer la grammaire moderne, nous espérons qu'on n'osera pas trop nous reprocher cette licence.