NOTE 45, pages [140]-[141].

Vers 2179-2181.

Tant cum Gauvains li bien apris.

Gauvain, un des chevaliers de la Table-Ronde, dont les hauts faits sont écrits au roman de Lancelot du Lac. Il étoit fils du roi Loth, et neveu du roi Artus; il naquit en Orcanie, dans la ville de Lordelone, au IIIe siècle de l'ère chrétienne.

«Il aima pouvres gens, et fit voulentiers bien aux meseaux (ladres) plus qu'aux autres: il ne fut médisant ne envieux; il fut toujours plus courtois que nul, et pour sa courtoisie l'aimèrent plus dames et damoiselles que pour sa chevalerie où il excelloit. Telle étoit sa coutume que toujours empiroit sa force entour midy; et sitôt comme midy étoit passé, si lui revenoit au double le coeur, la force et la vertu. Il se vantoit d'avoir tué plus de quarante chevaliers dans les courses qu'il avoit faites tout seul.»

L'auteur du Roman de Lancelot remarque que Gauvain alloit à confesse rarement, et qu'ayant passé quatre ans sans s'acquitter de ce devoir, comme on lui conseilloit de faire pénitence, il disoit: «Que de pénitence ne pouvoit-il la peine souffrir.»

Il mourut en partie [p.306] des blessures que lui fit Lancelot: il portoit d'or au lion de gueule. (Lantin de Damery.)

NOTE 46, pages [142]-[143].

Vers 2204-2206. Jehan de Meung eût bien dû méditer ces vers de Guillaume de Lorris et mettre en pratique cette sage maxime.

NOTE 47, pages [144]-[145].