Note 19, pages [72]-[73].

Vers 11448-11550. Nous avons en vain essayé de saisir le sens de ce passage. De guerre lasse, nous l'avons reproduit textuellement.

Nous n'avons pu faire entrer non plus dans notre traduction l'espèce de jeu de mots entre tinter et distinter. Méon et Francisque Michel traduisent distinter par distinguer. Il nous semble signifier ici tinter d'une façon différente, être en désaccord, en [p.421]opposition, discuter. C'est la traduction que nous avons adoptée.

Note 20, pages [72]-[75].

Vers 11456-11559. Bêlin, personnage des vieux fabliaux et du Roman du Renart; c'est le mouton. Il en est de même d'ysangrin, le loup, un peu plus loin. Du Cange prétend même qu'ysangrin est synonyme de loup dans la basse latinité, et cite à ce sujet le passage suivant:

«Solebat autem episcopus eum irridendo ysengrinum vocare propter lupinam scilicet speciem.» (Lantin de Damerey.)

Note 21, pages [82]-[83].

Vers 11587-11689. Chastelain. C'étoit autrefois le gouverneur d'un château, ou plutôt le capitaine; il étoit obligé de recevoir nos rois lorsqu'ils voyageoient. A l'état de châtelain étoit attaché l'office de juge en première instance, dont les appellations étaient vuidées par le bailli royal ou par son lieutenant, quand il alloit tenir ses assises. Le titre de châtelain n'emporte plus avec soi que l'idée d'un juge d'une châtellenie.

Forestier, sergent de bois, gruyer, curator saltuensis. Pendant que la Flandre étoit à moitié déserte et inhabitée, on donnoit le titre de forestier à celui qui en étoit le seigneur. «Liederic de Harlebec, d'amiral et de forestier de Flandre, en devint comte.» (Mémoires de la Marche.) C'est aussi le nom qu'on donnoit en France au grand veneur. (Lantin de Damerey.)

Note 22, pages [84]-[85]. [p.422]