Note 50, pages [172]-[173]. [p.442]
Vers 12951-13071. A guersay. MM. Méon, Francisque Michel et Roquefort traduisent: Jersey. Pourquoi? nous nous le demandons. A guersay correspond exactement à notre: à tirelarigot. Quand les Anglais buvaient, le premier disait: vessail! (à votre santé), ou bien encore have! (salut), et l'autre répondait: guersai!
Guesseillier voulait dire boire outre mesure, comme le peuple dit: jusqu'à plus soif, à mort. Wassailer, en anglais, signifie ivrogne.
Vers 13046-13168. Faé, dont les fées se sont mêlées. Le peuple appeloit ainsi des femmes qui s'occupoient à faire des enchantemens et des charmes. Le Roman de Lancelot du Lac, chap. 8, tome Ier, dit: «Moult en étoient principalement en la Grande-Bretagne; elles sçavoient la force et la vertu des paroles, des pierres et des herbes, par quoi elles étoient tenues en jeunesse, et en beauté et richesse. Ce fut Merlin, surnommé le saint prophète, qui avoit instruit ces femmes dans l'art de f?rie et de nigromancie; et fut ledit Merlin engendré en femme par un diable, en la Marche d'Ecosse et d'Irlande.»
Fatas antiqui in supremo ordine collocabant pro eo quod fatare præcipuum sit, atque divinum inter omnia quæ diis attribuuntur: fatare namque non solum modo est prædicere, vel cavere, sed etiam præordinare, et ut eveniant quæ prædicuntur efficere.
(Vide Guillelmum Alvernum, Episcopum Parisiensem, [p.443]in tertiâ parte secundæ partis De universo spirituali, cap. xii, col. i, t. I, éd. 1674.) (Lantin de Damerey.)
Note 52, page [180].
Vers 13073-74-81. Accordissiez, gaaingnissiez, alissiez, au lieu de ... assiez. Ces trois verbes prouvent que les deux formes isse et asse étaient usitées pour la première conjugaison primitivement, car nous ne saurions y voir de licences pour la rime.
Note 53, page [182].