Vers 13087. Cortiz, petit jardin de campagne qui n'était point enfermé de murailles; il signifie aussi une petite cour.

On lit in Scaligerianis, litterâ C, que c'est faute d'entendre notre langue que nous écrivons Cour de parlement pour court, qui vient de curtis: l'italien dit corte. Les parlemens suivoient les rois anciennement; on dressoit un enclos qui s'appeloit curtis, où le parlement s'assembloit, et le roi écrivoit de curti nostrâ: ce qu'on appelle aujourd'hui cour s'exprimoit en gaulois par le mot cort. (Lantin de Damerey.)

Nous reproduisons cette note avec d'autant plus d'empressement que nous constatons, trois lignes plus haut, dans le glossaire de Méon, une étrange anomalie. Au mot cour, celui-ci donne la racine curia. Pourquoi donner cette racine (lui qui n'en signale pour ainsi dire aucune) au-dessus de la note ci-dessus, qu'il intercale dans son glossaire? Il ne prenait sans [p.444]doute pas au sérieux cette étymologie, qui est cependant la vraie. Cortis, en latin, signifiait proprement l'espace compris entre les bâtiments d'une ferme. (P.M.)

Note 54, pages [200]-[201].

Vers 13352-13478. On voit, en jetant les yeux sur l'original, que la phrase est boiteuse; elle n'est point finie. Nous l'avons soudée, il est vrai, aux vers suivants; mais évidemment tout le passage compris entre crochets, dans l'original, est une addition postérieure. La suite de la phrase reparaît au vers 13385-13511.

Note 55, page [204].

Vers 13416. Méon et Francisque Michel écrivent les; c'est une erreur. Si maint vaillant homme était le régime pluriel, il prendrait l's. C'est donc un singulier. De plus, si c'était un pluriel, chéu, participe toujours déclinable, devrait prendre aussi l's, en tant que régime. Voir l'introduction au glossaire, tome V.

Note 56, page [204].

Vers 13430. Repos n'est pas l'indicatif de reposer, après la chute de l'e. C'est l'indicatif de répondre; ge me repons, je me cache. L's fait tomber l'n, suivant la règle générale (voir l'introduction au glossaire, tome V). Toutefois, cette forme doit être considérée comme une licence pour la rime, d'autant plus que les liquides résistaient généralement à l'élision.

Note 57, pages [212]-[213]. [p.445]