Si frein ou bride ne l'arrête;
Il n'en a pourtant nulles épiées,
Il suffit qu'il les trouve déliées
Ou qu'il puisse dessus saillir,
Toutes les voudrait assaillir.

Puis nous trouvons plus loin:[p.458]

C'est cis qui ses maris seroit,
Qu'ele n'en a nul espié,
Mais que le treuve deslié.

Ce passage, ainsi restitué, devient on ne peut plus clair. Mais comme l'a reproduit Méon, les deux derniers vers n'ont aucun sens, car il est impossible d'expliquer ces deux participes, desliées, espiées, au féminin pluriel.

Inutile d'ajouter que M. Francisque Michel ne nous fournit aucun éclaircissement.

Note 84, pages [282]-[283].

Vers 14681-14837. Le mot bélier n'existait pas au moyen âge. Il n'apparaît qu'au XVe siècle pour la première fois, et encore comme nom propre. Mouton désignait à la fois le bélier et le mouton.

Note 85, pages [282]-[283].

Vers 14684-14840. Doutes n'est-il pas une licence pour la rime? En effet, la Vieille ne tutoie jamais Bel-Accueil, sauf ici et au vers 14887 (encore avec la même rime), et au vers 15278; mais là cette familiarité s'explique par une explosion d'admiration. Au reste, l'impératif ne prit l's qu'au XVIe siècle.

Note 86, pages [284]-[285].