Vers 15901. M. Francisque Michel traduit fomes par étions, probablement pour fûmes. C'est une erreur: fomes est ici pour faimes, faisons.
Note 106, pages [364]-[365]. [p.466]
Vers 15943-16125. Maçue, mace. Bâton ayant le bout très-gros; c'est ce que les Latins appeloient clava. Philippe de Dreux, évêque de Beauvais, pour ne point répandre de sang humain à la bataille de Bovines, ne voulut combattre qu'avec une masse d'armes, dont il jetoit les ennemis par terre. Qu'on ne soit point surpris de voir un prélat les armes à la main. Du Tillet, Recueil des Rois de France, nous en apprend la raison:
«Les prélats pairs de France étoient, pour raison de leur pairie (chose temporelle), obligez servir et suivre, accompagnez leurs chevaliers les soldats, les Rois quand ils alloient à la guerre en personne.»
Wulson, dans sa Science héroïque, remarque que les ecclésiastiques qui alloient à la guerre, soit contre les infidèles ou contre les hérétiques, ne portoient aucuns glaives poignants et taillants; car l'Église, qui abhorre le sang, le leur défendoît, se contentant de la masse d'armes sans piquerons, avec laquelle ils assommoient les ennemis. (Lantin de Damerey.)
Vers 15965-16147. Bière, c'est le nom de la forêt de Fontainebleau, comme Lége était le nom de la forêt d'Orléans.
Prière de se reporter à la note 50 pour tout ce passage.
Note 108, pages [366]-[367]. [p.467]
Vers 15982-16164. Renoart étoit fils d'Amaury de Baulande, comte de Narbonne, et frère de Guillaume au court nez, prince d'Orange. Il fit de grandes actions rapportées dans l'histoire de son père. Voyez le manuscrit 7565 de la Bibliothèque nationale.