NOTES DU TROISIÈME VOLUME.

Note 1, page [2].

Vers 10410. Je n'ai trouvé les vers suivans dans un manuscrit qui porte la date de 1330:

Mès li peres qui l'engendra,
L'a maintenue et maintendra
Sans préjudice de nul homme,
Sans tort faire as sages de Romme,
Tant qu'il le face loiaument,
Ne son ami n'en a point d'ire,
Por chose qu'il en oie dire;
Ne jalousie en soi n'en entre.
Li peres li ot mis où ventre
Ung fil qu'el tint en son geron,
De celi vous dirai le non.
Li enfés avoit non Tresor,
Et du pere dirons dès or
Le non sanz aler plus tardant:
Le pere ot non Aquier-Gardant.
De lor ator n'est pas parole
Assés en dis en la quarole.
(MÉON.)

[p.408] Note 2, page [6].

Vers 10471. Folle-Largesse fait billier ceux qui se livrent à elle, c'est-à-dire qu'elle les réduit au bâton, comme aujourd'hui nous dirions: «à la besace, à la mendicité.» Billard étoit autrefois celui qui étoit obligé de se servir d'un bâton pour marcher. Bille se prenoit pour le bâton.

Les billetes, qui font partie des pièces de blason, étoient de petites pièces solides en forme de quarré long dont on chargeoit l'écu; elles étoient de métal et de couleur.(Lantin de Damerey.)

Note 3, pages [8]-[9].

Vers 10494-10574. Tout ce passage, du vers 10495-10575 au vers 10586-10668, a été évidemment rajouté après coup, et probablement par un copiste, car nous ne reconnaissons pas, dans cette tirade obscure et filandreuse, le style mâle et énergique de notre Jehan de Meung.

Note 4, page [10].