Quelquefois baron est pris pour un homme du peuple. Dans la loi des Allemands, chap. xcv, art. 2, on lit qu'un soufflet donné à un baron n'est estimé non plus que celui donné à une servante. En ce temps-là les peines étoient pécuniaires. (Lantin de Damerey.)
En effet, baron vient du haut allemand beran, et signifiait fort, portefaix, voire goujat d'armée.
Nous avons tenu à reproduire exactement la note du seul commentateur un peu sérieux du Roman de la Rose. Toutefois, nous devons reconnaître que s'il y avait peu de philosophes, de son temps, assez indépendants pour discuter ainsi les titres de la noblesse française, on n'en trouverait guère aujourd'hui d'assez téméraires pour l'oser faire en aussi détestable français. (P.M.)
Vers 10884-10972. Tibulle (Albius), chevalier romain, poète élégiographe. Il fut ami intime d'Horace et d'Ovide, ce qui est assez rare parmi les poètes. Ce dernier honora le tombeau de son ami [p.414]par cette belle élégie, qui est la 19e du livre III des Amours. Tibulle mourut en accompagnant le consul Corvinus Messala chez les Phéaciens. (Lantin de Damerey.)
Vers 10904-10994. Cornelius Gallus, poète célèbre. Ses talents lui acquirent l'amitié d'Auguste, qui l'éleva à la dignité de gouverneur d'Égypte. La trop grande quantité de vin qu'il avoit bue lui fit avouer la part qu'il avoit prise à une conspiration. La crainte d'en être puni l'engagea à prévenir par sa mort la honte du supplice qui lui étoit destiné. (Lantin de Damerey.)
Vers 10904-10994. Catullus (Caius Valerius) naquit à Véronne l'an de Rome 666. Il se rendit célèbre par ses amours avec Lesbie, et par les iambes satyriques qu'il composa contre plusieurs particuliers de Rome. César lui-même n'échappa point aux traits de sa satyre; mais il lui pardonna cette insolence, et le même jour qu'il lui rendit son amitié, il lui fit l'honneur de l'admettre à sa table. (Lantin de Damerey.)